Testamentul (Zapovit) – 1845
Când voi muri, să mă-ngropați Pe-o măgură înaltă, În stepa largă, unde e Ucraina mea dragă. Să văd câmpia fără margini, Niprul cu-a lui matcă, Și
Caterina
Iubiți-vă, voi fetelor, Dar nu cu moscalii (rușii), Căci moscalii-s oameni străini, Fac rău de tot lumii. (fragment)
Texte în alte limbi:
Testament
Quand je serai mort, mettez-moi Dans le tertre qui sert de tombe Au milieu de la plaine immense, Dans mon Ukraine bien-aimée, Pour que je
À Likeria
En souvenir du 5 août 1960. Ma bien-aimée ! Ô mon amie ! Pour nous pas de foi sans la croix, Pour nous pas de foi sans le pope, Pour les
Sous les cerisiers
Les cerisiers entourent la chaumière, Au-dessus d’eux des hannetons bourdonnent, Avec leurs charrues les hommes reviennent, Chemin faisant les
Le Rêve, extraits
(…) Je vole. Le jour se lève, à l’horizon le ciel s’embrase, dans le sombre bosquet le rossignol salue le lever du soleil, doucement le vent
Muse
Ô toi, pure et sainte, Toi, sœur de Phébus bien-aimée ! Tu m’as pris sur ta poitrine Et porté à travers champ. Et sur une tombe tu m’as
Ce m'est bien égal
Ce m'est bien égal d'être en Ukraine Ou sous quelque climat glacial. Qu'on m'oublie ou qu'on se souvienne De moi dans les neiges
MARIANNE
« Un dimanche, dans la prairie, — les jeunes filles se promenaient, — plaisantaient avec les garçons — pêle-mêle ; elles chantaient — l’aurore du
Le soir
Un jardin de cerisiers entoure la maison ; Les hannetons bourdonnent au-dessus des arbres ; Les laboureurs avec leurs charrues, Les jeunes
Mes pensées
Mes pensées, ô mes pensées, Comme vous me troublez ! Pourquoi vous couchez-vous sur le papier En si tristes rangées ? Pourquoi le vent ne
Monde serein, monde paisible
MONDE serein, monde paisible ! Monde libre, pas enchaîné ! Pourquoi donc, ô monde mon frère, Dans ta bonne et chaude maison T’a-t-on enchaîné,
Passent les jours
Passent les jours, passent les nuits, Passe l’été, bruissent Les feuilles mortes, Les yeux s’éteignent, Les pensées sommeillent, Le cœur
Le large Dniepr rugit
* Le large Dniepr rugit, Sous des hurlements du vent infinis, Qui ploie des saules immenses les cimes, Soulevant des montagnes de vagues
Dans la casemate IV
« Tu ne dois pas quitter ta mère ! » Plus d'une fois on te l'a dit, Et cependant tu es partie... Seule, éplorée dans sa chaumière, Après
La Servante
Un dimanche de grand matin Le champ s’était couvert de brume; Dans la brume, sur une tombe Comme un peuplier se penchait Une femme encore très
Marie, (extrait)
Je mets tout mon espoir En toi, mon paradis radieux, En ta miséricorde. En toi, Ô Mère, Je mets tout mon espoir. Sainte parmi tous les
Hérétique
* Elle illuminait les alentours Cette jolie maison neuve, incendiée Par de maléfiques voisins ; la chaleur les a réchauffés Puis ils sont
Le désastre
Mon cher dieu, le désastre est de retour ! Tout était serein, tout était si calme ; Nous avions commencé à briser Nos chaînes d’esclaves. Tout
À ma sœur
En passant près de villages Pauvres, tristes, su bord du Dniepr, Je pensais : « Où trouver abri, Qu’est-ce que je vais devenir ? » Et je vois
PEU M’IMPORTE !
Peu m’importe De vivre ou non en Ukraine. Que l’on se souvienne de moi ou que l’on m’oublie, De moi dans ces neiges étrangères. Cela
Le prophète
OR, le Dieu qui aimait les gens Comme des enfants innocents Envoya sur terre un prophète Pour leur annoncer son amour, Leur apprendre la
Je n’oublierai
Ni la spacieuse vallée Ni la haute tombe isolée Ni le soir tranquille et doré Ni la rêverie envolée, Je n’oublierai. À quoi sert que je me
L’Hymne des nonnes
Foudre, secoue cette maison Où nous mourrons, maison de Dieu. Dieu, nous nous en prenons à toi Nous t’en voulons et nous chantons : Alleluia
Le soleil s’en va…
Le soleil s’en va, les monts s’obscurcissent, L’oiseau se tait, le champ devient muet, Le proche repos réjouit les gens, Et moi je regarde et
Les nuits d’une jeune fille
Les nuits ont desséché Les yeux bruns de la jeune fille LA NONNE MARIANNE La natte épaisse est défaite, Descend jusqu’à la ceinture, Les
À N. Kostomarov
Le soleil se cachait derrière Les gais nuages printaniers. On offrait de bon cœur le thé Aux hôtes enchaînés ici. On plaçait d’autres
