Jeanne Neis Nabert›Poezii
(0 texte)Jeanne Neis Nabert, (1883-1969) est un écrivain français du début du XXe siècle. Elle est la fille du Dr. Pierre Nicolas Christian Néis, médecin à Biografia completă →
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Automne, crépuscule, amour perdu…
« La terre est pleine de fantômes » Ibsen Automne, crépuscule, amour perdu… c’est l’heure Où sortant de la nuit du passé, tour à tour Des
Au plus secret des plis ombreux…
Au plus secret des plis ombreux Où le vol gris du soir essaime Les rideaux chuchotent entre eux « Il va venir celui qu’elle aime ! » Tous les
J’écris pour toi ces vers…
J’écris pour toi ces vers, pour qu’à travers le monde Je te puisse donner quelque chose de moi, Pour qu’entre les défunts cherchant une
Tu ne sais pas combien je t’aime…
Tu ne sais pas combien je t’aime. Tu compterais plus vite et mieux Combien d’astres au fond des cieux Quand la nuit met son diadème… Tu
Élégie
Dans la nuit de printemps pleure un violoncelle… L’harmonie en accords s’étire et s’amoncelle ; L’air tiède se déchire au poids des sons trop
Les fenêtres
À l’assaut des grands murs monte l’obscurité ; Mais les fenêtres d’or sous l’opale des lampes, Tendant sur le fond noir leurs divines
Le ciel est gris, glabre, glacé…
Le ciel est gris, glabre, glacé Sur les toits transis, tristes, ternes Un rire énorme, convulsé, Tremble à la vitre des tavernes Dans l’air
La grille grise de la pluie…
La grille grise de la pluie Aux fins treillages indécis Fait de la chambre où je m’ennuie Une étroite cage à soucis. Je me meurs du désir de
Nostalgie
Là-bas vers l’occident une petite ville Au bord de l’Océan s’endort sous le ciel gris, La pluie entre les seuils vermoulus se faufile L’ouragan
La Joconde
Plus dangereuse que sur la route de Thèbes, À l’ombre des cactus et des oliviers bleus Le grand Sphinx affamé de vierges et d’éphèbes Quel
C’est la dernière nuit passée en la mansarde…
C’est la dernière nuit passée en la mansarde Ô chambre des rêves… Adieu ! Ne dis pas le secret que je laisse à ta garde Tu le connus seule
Les trois compagnons d’armes
Après de longs exils et de grandes alarmes Revinrent au pays les trois compagnons d’armes. -« Hôtesse verse-nous de la bière et du vin Nous
Exil
Le jardin me disait : « Ne pars pas, car mes fleurs À ton retour seront fanées. » Et les arbres vers moi s’inclinaient tout en pleurs Ô
J’ai passé deux ans d’existence…
J’ai passé deux ans d’existence Mon amour à t’aimer en vain, Tu souriais de ma constance Et je pleurais de ton dédain… Pourtant si maintenant
Non tu ne connais pas mon triste et doux pays…
Non tu ne connais pas mon triste et doux pays, Tu n’as pas entendu les vagues sur la grève, Tes yeux n’ont jamais vu passer dans le ciel gris La
Je ne sais qu’une chose en ce monde…
Traduit de Margarith Süsmann. Je ne sais qu’une chose en ce monde : Aimons-nous Voyageurs que la vie assemble sur la grève, Nous vagabonds,
Nuages gris
Nuages gris, nuages graves, Vous emportez à l’horizon Les lourdes et lentes épaves Du naufrage de la saison. Nuages gris, graves
Le secret
Vous l’accuserez tous vainement : elle est morte… Vous ne trouverez pas sa tombe : elle est trop loin Ses doux cheveux n’ont pas contre l’étroite
J’ai voulu retourner vers toi dans ma détresse…
J’ai voulu retourner vers toi dans ma détresse, J’ai voulu demander un fantôme au passé… Hélas ! ce qui restait de toute ma tendresse L’unique
Jardin où l’automne est vainqueur…
Jardin où l’automne est vainqueur Il a plu toute la journée De la tristesse dans mon cœur Et la fleur Espoir s’est fanée… des Goutte à
Dis-moi : « Je t’aime » et je veux croire…
Dis-moi : « Je t’aime » et je veux croire Si tu n’ajoutes pas : « toujours » Je sens, encor, dans ta mémoire Agoniser d’autres amours… Et
Emplis ton regard de lumière…
« Was man von der minute ausgeschlagen Giebt Keine ewigkeit Zurüek » Schiller Emplis ton regard de lumière, Emplis ton cœur de
J’ai rêvé cette nuit que tu m’ouvrais les bras…
J’ai rêvé cette nuit que tu m’ouvrais les bras Et que pour m’assurer enfin de ma conquête Près de ton cœur vaincu j’avais posé la tête. - La
Le jeune printemps épouse la nuit…
Le jeune printemps épouse la nuit ; Sous ses longs rideaux d’alcôve fermée Le bois clos et sourd berce un dernier bruit, En son lit profond la
