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Jeanne Neis Nabert

Jeanne Neis NabertPoezii

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Jeanne Neis Nabert, (1883-1969) est un écrivain français du début du XXe siècle. Elle est la fille du Dr. Pierre Nicolas Christian Néis, médecin à Biografia completă →

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Berceuse de mort

Dormez, fermez les yeux puisqu’ils sont pleins de larmes, Dormez, penchez le front puisqu’il est triste et las, Car l’Ange de la mort vous

Jeanne Neis Nabert

Apaisement

Viens, tais-toi, l’ombre est douce au cœur qui se déchire Et je souffrirai moins sous les arbres en fleurs ; Je sens autour de moi la terre qui

Jeanne Neis Nabert

Autrefois

Autrefois vous aviez des cheveux d’or si pâle, Qu’ils étaient confondus avec l’or du soleil, Vous aviez des yeux purs, un beau regard pareil Aux

Jeanne Neis Nabert

La pêcheuse

Le soleil est levé, la plage est découverte, La pêcheuse au pied rose est partie en riant, Et court déjà là-bas sur la côte déserte, Où les

Jeanne Neis Nabert

Souvenir

I Le soir était venu… Les étoiles naissantes S’allumaient en tremblant Pour inonder bientôt de lueurs caressantes Tout le grand

Jeanne Neis Nabert

Quand même

À Mlle Lucile Neis La route est longue et le ciel noir, Voici le morne et triste soir Qui descend de l’horizon blême ; Pas de rayons

Jeanne Neis Nabert

L’enfant du bûcheron

L’enfant du bûcheron était devenu pâle. On ne sait quelles voix les appellent aux cieux, Tous ces doux oiselets ! mais avant la rafale Ils se

Jeanne Neis Nabert

Enfance

C’est une paysanne, elle est vieille, fanée, Elle coud sans relâche, et d’année en année Elle penche toujours un peu plus son front blanc Et

Jeanne Neis Nabert

Les épaves

Vers le trouble horizon le vent les pousse encore – Sinistres voyageurs où vous enfuyez-vous Poursuivis et roulés par des fonds qu’on

Jeanne Neis Nabert

Les sardinières

Les sardinières de Bretagne Ont des regards fripons et clairs, L’amour qui chante sur les mers Tout en riant les accompagne. On les voit par

Jeanne Neis Nabert

Le cimetière du couvent

Le sommeil de la nuit sur le sommeil des mortes Déploie en soupirant ses voiles parfumés, Le couvent a laissé tomber ses lourdes portes Scellant

Jeanne Neis Nabert

La pavane

Voua aviez à votre corsage Une rose de mon bouquet, Et la fleur était votre image, Je vous l’avais dit en secret. Au coin rieur de votre

Jeanne Neis Nabert

Fidélité

Ce n’est pas une demoiselle Qu’une parure de dentelle, Comme d’autres, peut consoler : Si vous alliez à mon village, Vers la blanche et

Jeanne Neis Nabert

La neige du chemin

La neige d’aubépine embaumait le chemin, Nous allions tous les deux nous tenant par la main, Des oiseaux bâtissaient un nid au fond des

Jeanne Neis Nabert

Inconstance

Mon cœur est un oiseau volage Qui se repose à chaque instant, Il cherche l’ombre du feuillage Mais ne s’arrête qu’en passant. Puis il

Jeanne Neis Nabert

Les yeux

I Les yeux sont des âmes ouvertes Chez les enfants ; Ils ont des fraîcheurs d’algues vertes, Ou bien l’azur des firmaments. Ce sont de

Jeanne Neis Nabert

Nous lisions

« Ce jour-là nous ne lûmes pas plus avant » Le Dante (L’Enfer) Nous lisions je ne sais quelle histoire d’amour, Comme le vol errant d’une

Jeanne Neis Nabert

Ô printemps

Quand nous étions encor de petits enfants blonds Et que le mois de mai modulait des chansons, Nous allions jusqu’au soir explorer la

Jeanne Neis Nabert

Soir de mai

Un angelus lointain égrène sa prière, La dernière alouette appelle doucement Ses petits vagabonds épars sur la bruyère, Et le beau soir de Mai

Jeanne Neis Nabert

La folle

Quand elle s’inclinait au bord des eaux dormantes Pour mirer son visage ou moissonner des fleurs, Elle avait la beauté des lointaines

Jeanne Neis Nabert

Sonnet

« Speak low, when you speak Love » Roméo et Juliette, Shakespeare N’allez pas aux échos répéter vos tendresses ; Les fleurs au grand soleil

Jeanne Neis Nabert

Mysticité

Des femmes, à genoux dans la chapelle sombre Quand tout est endormi, veillent pour l’Éternel, Là-bas, au fond du chœur, ainsi qu’une grande

Jeanne Neis Nabert

Les glaneurs

I Quand le soleil est bas sur l’horizon des blés Et que les moissonneurs aux fermes sont allés, De pâles enfants blonds, troupe lente,

Jeanne Neis Nabert

To die… to sleep

« Mourir… dormir…» Hamlet (Shakespeare) La cadence de l’arbre endort sous les ramures Les petits des oiseaux et les bourgeons des

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