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Jeanne Neis Nabert
Jeanne Neis NabertPoezii (0 texte)

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Berceuse de mort

Dormez, fermez les yeux puisqu’ils sont pleins de larmes, Dormez, penchez le front puisqu’il est triste et las, Car l’Ange de la mort vous

Jeanne Neis Nabert

Apaisement

Viens, tais-toi, l’ombre est douce au cœur qui se déchire Et je souffrirai moins sous les arbres en fleurs ; Je sens autour de moi la terre qui

Jeanne Neis Nabert

À la mer

Où trouver des mots assez bleus Pour te dépeindre tout entière Comme un saphir miraculeux Sur une bague de lumière. Où trouver des mots assez

Jeanne Neis Nabert

Bleu

Sous ses voiles d’azur qu’enfle la fantaisie La nacelle du rêve aborde aux flots bleus, Debout au gouvernail mon âme s’extasie Et se fond au

Jeanne Neis Nabert

Automne, crépuscule, amour perdu…

« La terre est pleine de fantômes » Ibsen Automne, crépuscule, amour perdu… c’est l’heure Où sortant de la nuit du passé, tour à tour Des

Jeanne Neis Nabert

Automne

La brume ourdit à l’horizon Ses longues toiles d’araignée, Sur les bois en effeuillaison Le vent fait siffler sa cognée. Le soleil est comme

Jeanne Neis Nabert

Au plus secret des plis ombreux…

Au plus secret des plis ombreux Où le vol gris du soir essaime Les rideaux chuchotent entre eux « Il va venir celui qu’elle aime ! » Tous les

Jeanne Neis Nabert

Autrefois

Autrefois vous aviez des cheveux d’or si pâle, Qu’ils étaient confondus avec l’or du soleil, Vous aviez des yeux purs, un beau regard pareil Aux

Jeanne Neis Nabert

Plus tard

Plus tard, quand je serai la « Vieille Demoiselle » Quand mes cheveux enfin seront devenus gris, Vous laisserez venir sans que je les appelle

Jeanne Neis Nabert

Violet

Sur l’étang rose-bleu, sur le bois violet Le soir descend rêver aux palais d’améthyste, Svelte dans les roseaux qu’elle cueille, un peu

Jeanne Neis Nabert

L’île de Sein

Le soir effeuille l’or des pavots sur la dune, L’île des sept sommeils s’endort entre les flots, Comme un navire au clair de lune Abandonné des

Jeanne Neis Nabert

Étoile du soir

Belle étoile du soir que j’aime et je contemple, Lorsque le jour s’enfuit morne et silencieux, C’est toi la lampe d’or du plus auguste

Jeanne Neis Nabert

J’écris pour toi ces vers…

J’écris pour toi ces vers, pour qu’à travers le monde Je te puisse donner quelque chose de moi, Pour qu’entre les défunts cherchant une

Jeanne Neis Nabert

Souvenir

I Le soir était venu… Les étoiles naissantes S’allumaient en tremblant Pour inonder bientôt de lueurs caressantes Tout le grand

Jeanne Neis Nabert

La pêcheuse

Le soleil est levé, la plage est découverte, La pêcheuse au pied rose est partie en riant, Et court déjà là-bas sur la côte déserte, Où les

Jeanne Neis Nabert

Quand même

À Mlle Lucile Neis La route est longue et le ciel noir, Voici le morne et triste soir Qui descend de l’horizon blême ; Pas de rayons

Jeanne Neis Nabert

Crépuscule

L’heure équivoque, inquiétante Comme un androgyne aux yeux gris, Glisse, à travers les tamaris, Son doux visage à double entente. L’amant

Jeanne Neis Nabert

Où s’en vont-elles ?

Tant de voiles à l’horizon, Où s’en vont-elles, s’en vont-elles ? Les vents du ciel sont infidèles Et menteuse est l’inclinaison. Tant

Jeanne Neis Nabert

Désir

La mer étreint la terre blonde Et soupire et supplie en vain. -« Je n’aime que toi seule au monde Entr’ouvre-moi ton cœur divin ! »- La terre

Jeanne Neis Nabert

Coquetterie

Ne dis pas non ! Rien de si triste ! Et quelle femme alors résiste Aux plaintes de son amoureux ? Mais la pitié, la belle affaire ! Lorsqu’il

Jeanne Neis Nabert

Enfance

C’est une paysanne, elle est vieille, fanée, Elle coud sans relâche, et d’année en année Elle penche toujours un peu plus son front blanc Et

Jeanne Neis Nabert

Les épaves

Vers le trouble horizon le vent les pousse encore – Sinistres voyageurs où vous enfuyez-vous Poursuivis et roulés par des fonds qu’on

Jeanne Neis Nabert

Si tu peux

L’amour est une chose triste Qui met des larmes dans les yeux, Ne lui cède jamais, résiste, Crois-moi, n’aime pas – si tu peux ! L’amour c’est

Jeanne Neis Nabert

La Toussaint

« Ne parlez pas d’amour lorsque sur la paroisse Le glas des trépassés jette sa lourde angoisse Mais saisis de pitié, tremblant d’être

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