Parce qu’en souriant j’ai dénoué mon voile…
de Jeanne Neis Nabert(2015)
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Parce qu’en souriant j’ai dénoué mon voile
Sans attendre l’assaut suppliant de tes mains
Et que je ne suis plus l’inaccessible étoile
Dans les cieux constellés de nocturnes jasmins,
Parce ce que je t’ai dit imprudemment… « Je t’aime »
Que je t’ai laissé voir au bord clair de mes yeux
Comme au fond d’une source où transluit une gemme
Mon amour à tes yeux reflété radieux,
Parce qu’à leur secret mes lèvres sont décloses,
Parce qu’enfant perdu j’ai dans mon doux émoi
Semé trop de baisers comme des cailloux roses
Qui te ramèneront trop sûrement vers moi,
Parce que je t’ai dit trop amoureuse : « Reste »
Parce que j’ai couché mon corps blanc dans tes bras
Comme une gerbe en fleurs que moissonna ton geste
Parce qu’à ton désir tu la recueilleras
Parce que j’ai commis pour toi ces divins crimes,
Qui dans nos souvenirs auront trop de témoins,
Tu me condamneras aux plus profonds abîmes,
Ne jure pas ! je sais, tu m’en aimeras moins.
(Jeanne Neis-Nabert, « Carnets d’une morte » in Silences brisés, 1908, p. 111-112)
Despre aceasta lucrare
- Autor
- Jeanne Neis Nabert
- Tip
- Poezie
- An
- 2015
- Cuvinte
- 182
- Citire
- 1 min
- Versuri
- 21
- Actualizat
Cum sa citezi
Jeanne Neis Nabert. “Parce qu’en souriant j’ai dénoué mon voile….” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/jeanne-neis-nabert/poezie/parce-quen-souriant-jai-denoue-mon-voileIntrebari frecvente
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