L’air est si lourd, la ville est vide…
de Jeanne Neis Nabert(2015)
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L’air est si lourd, la ville est vide.
Au détour des chemins l’ennui
M’attend et me traîne après lui.
-Même le rêve est insipide
Même tes tilleuls que j’aimais
En leurs branches jeunes et fortes
Cachent déjà des feuilles mortes
Qui ne reverdiront jamais
Les pavés mornes de la rue
Me regardent d’un air mauvais
Et me demandent où je vais
-Ah ! vers une ombre disparue.
Vers une ombre qui s’en alla…
-J’ai voulu t’apporter des roses
Mais tes fenêtres étaient closes
Ô mon amour tu n’es plus là !
(Jeanne Neis-Nabert, « Carnets d’une morte » in Silences brisés, 1908, pp. 88-89)
