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Automne, crépuscule, amour perdu…

de Jeanne Neis Nabert(2015)

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« La terre est pleine de fantômes »
Ibsen
Automne, crépuscule, amour perdu… c’est l’heure
Où sortant de la nuit du passé, tour à tour
Des fantômes voilés entrent dans ma demeure
Et lentement, sans bruit, en vont faire le tour.
Ils passent, passent tous en funèbre cohorte.
Le premier en pleurant dit : « Me reconnais-tu ? »
J’ai depuis si longtemps déjà franchi ta porte…
-Non, non, qui donc es-tu fantôme ? –La Vertu !
L’un vient mystérieux et pâle sous ses voiles
Et j’ai tendu les bras vers lui : « Découvre-toi ! »
Mais il montre là-bas l’horizon sans étoiles
Et secouant le front me dit : « Je suis la Foi ! »
Ils s’éloignent. Dehors le vent chante les psaumes
Et tandis qu’autour d’eux s’effeuillent les grands bois
Le plus lent, le dernier de mes tristes fantômes
Se retourne encore une fois…
Je sonde son visage en tremblant d’épouvante,
Ton visage adoré qui sombre avec le jour.
Le crépuscule est là, j’ai peur ! Oh ! comme il vente !
Tu n’étais qu’un fantôme aussi toi, mon Amour !
(Jeanne Neis-Nabert, « Carnets d’une morte » in Silences brisés, 1908, pp. 127-128)

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Tip
Poezie
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