Élégie
de Jeanne Neis Nabert(2015)
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Dans la nuit de printemps pleure un violoncelle…
L’harmonie en accords s’étire et s’amoncelle ;
L’air tiède se déchire au poids des sons trop lourds
Et dans l’ombre les cœurs se brisent, les cœurs sourds,
Les cœurs muets parmi l’effeuillement des roses
Et qui songent : « Pourtant je n’ai pas dit ces choses
J’ai prié, j’ai pleuré, j’ai souffert en secret
D’où vient que mes sanglots sont là sous cet archet ? »
(Jeanne Neis-Nabert, « Poèmes » in Silences brisés, 1908, p. 43)
