Paul Verlaine
(n. 30 Mar 1844)
"Poet francez si lider al simbolismului in evolutia poeziei. Stilul de viata a lui Verlaine a oscilat intre criminalitate si inocenta; s-a casatorit"
Cantec de toamna
Al toamnei cant, Viori de vant Il plang topite Lovindu-mi lin Sufletul plin De corzi ranite Decolorat Si sugrumat Cand ora
Arta Poetica
Vreau muzicii intaietate! Astfel, Imparele prefer, Mai vagi, mai libere-n eter, Fiind in tot, plutind pe toate. Alege vorbele ce-ti vin Sa
Clar de luna
Ti-e sufletul un peisaj ales, Cu dans bergam si mastile bizare, Ce din laute adiind ades Par triste sub fantasta deghizare. Cantand iubirea pe
Cîntec de toamnă
Plîns monoton, Al toamnei zvon De vioară Cu sîngerii Melancolii Mă-nfioară. Ca sufocînd Și palid, cînd Ora bate, Eu
Melancolie
Somn negru s-a întins Pe-ntreaga-mi ființă, Orice vis s-a stins. Dormi, orice dorință. Nimic nu mai vreau Nu mai știu ce este Nici bine, nici
Amurg
Amurgu-arunca cea din urma para Si-un vant misca lin nuferii de ceara. Uriasii nuferi cu fete ofilite, Lucind printre stuhuri pe ape-adormite. Eu
Apus de sori
Vlăguiții zori Lasă pe câmpie O melancolie De apus de sori. O melancolie Leagănă-n fiori Inima pustie În apus de sori. Pline de
Artă poetică
Deci muzica întâi de toate. Jertfește-i tot ce-i prea cuvânt, tot ce-i prea trup și prea pământ, Ce la iveală nu o scoate. Ca un dispreț
Alean
Căminul cald, și lampa cu tainica-i lumină Spre reverie fruntea pe mână când se-nclină, Și ochii duși în ochii iubiți din cale-afară Când ceaiul
Spleen
Erau prea rosii trandafirii, Prea neagra iedera pe ram. Cad jertfa deznadajduirii, De cum te misti, ca nu te am. Prea bland si prea albastru
GREEN
Ci iată ramuri, frunze, și iată și flori dalbe, Și inima-mi ce bate pentru ființa ta. Să n-o sfâșii, iubito, cu degetele-ți albe, Umilul dar, în
Clar de lună
Clar de lună Þi-e sufletul un peisaj ales Cu măsti bergame dansând minunate, Cântând din lăute abia
Luna de nea (La lune blanche)
Luna de nea Bate-n pădure; Susură-abia Line murmure Sub rămurea... O, scumpa mea!
Clar de lună
Þi-e sufletul ca un peisaj ales Ce vin să-l farmece bizare măști; În cântec de lăută, dansând, ies Tristeți, de sub vopselele grotești. Cântând
La plimbare
Firavii pomi și cerul spălăcit, L-a noastre haine, parcă tot zâmbesc, Când ele, nonșalante, strălucesc, Plutind ca niște-aripi, cu-n
Cavalerul
Pe cale Nenorocul, un calaret mascat, In inima-mi batrana, trecand, m-a sagetat. Din ea un val de sange zbucni pe holda-n floare Si-apoi din
Colocviu sentimental
In parcul vechi si rece si pustiu, Trec doua umbre-n ceasul cenusiu. Li-s ochii ofiliti, au buze moi Si deslusesti cu greu ce-si spun in
Visul meu
Prin straniu-mi vis, adesea, îmi trece surâzând Femeie neștiută ce-aș vrea să-mi fie dragă, Și să-i fiu drag, și firea să-și schimbe când și
Epitalam de vara
Va fi-ntr-o zi de vara senina, nu-i asa? Si uriasul soare, partas la bucurie, In haina-ti de matasa privindu-te-o sa stie Sa-ti faca mai frumoasa
Luna de var
Luna de var Bate-n pădure. Stinse susure S-aud abia … O, scumpa mea. Salcia sură, Argintul viu În lac o fură: Și vînt pustiu În ea
Bahică
Tot ce-n cap mi se frământă Când memoria-i absentă E doar sângele ce cântă Ca o muzică latentă. E doar sângele ce plânge Când nu-i sufletul
Nocturnă pariziană
Rotește-ți unda, Senă, ursuz nepăsătoare – Sub podurile tale, dospindu-se-n duhoare, S-au dus atîtea jertfe limanului promis, Buhave, putrezite,
Căci de lume nu pot să mă rup...
Căci de lume nu pot să mă rup, Hărțuit, hăituit ca un lup. Ce nu poate în goană nebună Să-și îngăduie-ncalte-un popas Și săltând ca un ied s-a
Texte în alte limbi:
Le ciel est par-dessus le toit...
Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme ! Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme. La cloche dans le ciel qu\'on voit,
Clair de lune
Votre âme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi Tristes sous leurs déguisements
Chanson d\'automne
Les sanglots longs Des violons De l\'automne Blessent mon cœur D\'une langueur Monotone. Tout suffocant Et blême, quand Sonne
Ariettes oubliées
Son joyeux, importun d\'un clavecin sonore (Pétrus Borel) Le piano que baise une main frêle Luit dans le soir rose et gris vaguement, Tandis
Ariettes oubliées
Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur? O bruit doux de la pluie Par terre et sur
Ariettes oubliées
Il faut, voyez-vous, nous pardonner les choses. De cette façon nous serons bien heureuses, Et si notre vie a des instants moroses, Du moins nous
Art poétique
De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l\'Impair Plus vague et plus soluble dans l\'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui
Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux formes ont tout à l\'heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles, Et l\'on entend à
Ariettes oubliées
Je devine, à travers un murmure, Le contour subtil des voix anciennes Et dans les lueurs musiciennes, Amour pâle, une aurore future! Et mon âme
Impression de printemps
Il est des jours - avez-vous remarqué ? Où l\'on se sent plus léger qu\'un oiseau, Plus jeune qu\'un enfant, et, vrai ! plus gai Que la même
Ariettes oubliées
Ariettes oubliées I C\'est l\'extase langoureuse, C\'est la fatigue amoureuse, C\'est tous les frissons des bois Parmi l\'étreinte des
A poor young shepherd
J\'ai peur d\'un baiser Comme d\'une abeille. Je souffre et je veille Sans me reposer : J\'ai peur d\'un baiser ! Pourtant j\'aime Kate Et
Mon reve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D\'une femme inconnue, et que j\'aime, et qui m\'aime, Et qui n\'est, chaque fois, ni tout à
A une femme
A vous ces vers de par la grâce consolante De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux, De par votre âme pure et toute bonne, à vous Ces
Adieu
Hélas ! je n\'étais pas fait pour cette haine Et pour ce mépris plus forts que moi que j\'ai. Mais pourquoi m\'avoir fait cet agneau sans laine
La Belle au Bois dormait...
La Belle au Bois dormait. Cendrillon sommeillait. Madame Barbe-bleue ? elle attendait ses frères ; Et le petit Poucet, loin de l\'ogre si laid,
A Charles Baudelaire
Je ne t\'ai pas connu, je ne t\'ai pas aimé, Je ne te connais point et je t\'aime encor moins : Je me chargerais mal de ton nom diffamé, Et si
Promenade sentimentale
Le couchant dardait ses rayons suprêmes Et le vent berçait les nénuphars blêmes ; Les grands nénuphars entre les roseaux Tristement luisaient sur
Il pleure dans mon coeur
Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et
Ô triste était mon âme...
Ô triste, triste était mon âme A cause, à cause d\'une femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s\'en soit allé, Bien que mon coeur,
Crépuscule du soir mystique
Le Souvenir avec le Crépuscule Rougeoie et tremble à l\'ardent horizon De l\'Espérance en flamme qui recule Et s\'agrandit ainsi qu\'une
Lassitude
De la douceur, de la douceur, de la douceur! Calme un peu ces transports fébriles, ma charmante. Même au fort du déduit parfois, vois-tu,
Soleils couchants
Une aube affaiblie Verse par les champs La mélancolie Des soleils couchants. La mélancolie Berce de doux chants Mon coeur qui s\'oublie Aux
Compagne savoureuse et bonne
Compagne savoureuse et bonne À qui j\'ai confié le soin Définitif de ma personne, Toi mon dernier, mon seul témoin, Viens çà, chère, que je te
The Young Fools
High-heels were struggling with a full-length dress So that, between the wind and the terrain, At times a shining stocking would be seen, And gone
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D\'une femme inconnue, et que j\'aime et qui m\'aime Et qui n\'est, chaque fois, ni tout à fait la
Dans l\'interminable...
Dans l’interminable Ennui de la plaine, La neige incertaine Luit comme du sable. Le ciel est de cuivre Sans lueur aucune, On croirait voir
Ô triste, triste était mon âme
Ô triste, triste était mon âme A cause, à cause d\'une femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s\'en soit allé, Bien que mon
L'échelonnement des haies
L'échelonnement des haies Moutonne à l'infini, mer Claire dans le brouillard clair Qui sent bon les jeunes baies. Des
Le Rossignol
Comme un vol criard d’oiseaux en émoi, Tous mes souvenirs s’abattent sur moi, S’abattent parmi le feuillage jaune De mon coeur mirant son tronc
Chanson pour elles
Ils me disent que tu es blonde Et que toute blonde est perfide, Même ils ajoutent \" comme l\'onde \". Je me ris de leur discours vide ! Tes
Noi saremo
Noi saremo, a dispetto di stolti e di cattivi che certo guarderanno male la nostra gioia, talvolta, fieri e sempre indulgenti, è vero?
Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie
Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie, Et même je t\'en aime et t\'en admire mieux. Il montre ton grand coeur et la gloire inflétrie D\'un
La bonne chanson
Quinze longs jours encore et plus de six semaines Déjà! Certes, parmi les angoisses humaines La plus dolente angoisse est celle d’être
Voix de l\'Orgueil : un cri puissant comme d\'un cor
Voix de l\'Orgueil : un cri puissant comme d\'un cor, Des étoiles de sang sur des cuirasses d\'or. On trébuche à travers des chaleurs
Le foyer, la lueur étroite de la lampe
Le foyer, la lueur étroite de la lampe: La rêverie avec le doigt contre la tempe Et les yeux se perdant parmi les yeux aimés; L’heure du thé
Ces passions qu\'eux seuls nomment encore amours
Ces passions qu\'eux seuls nomment encore amours Sont des amours aussi, tendres et furieuses, Avec des particularités curieuses Que n\'ont pas les
Je veux, pour te tuer, ô temps qui me dévastes …
Je veux, pour te tuer, ô temps qui me dévastes, Remonter jusqu’aux jours bleuis des amours chastes Et bercer ma luxure et ma honte au bruit
Les Ingénus
Les hauts talons luttaient avec les longues jupes, En sorte que, selon le terrain et le vent, Parfois luisaient des bas de jambes, trop
Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux formes ont tout à l\'heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles, Et l\'on entend
Clair de lune
Votre âme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant et quasi Tristes sous leurs déguisements
