Leconte de Lisle
(n. 22 Oct 1818)
„Unul dintre cei mai cunoscuți parnasianiști”
"Charles-Marie René Leconte de Lisle (n. 22 octombrie 1818 - d. 18 iulie 1894) a fost un poet francez, reprezentant recunoscut al curentului"
Vipera
Dacă pure iubiri lăudate-n respect Te înșală în gânduri și în ochii tăi mari, Nu ating nici-un punct din vreo cută, perfect – Păzesc visu-ți
Colibriul
Colibriul verde, rege pe coline, Văzând greaua rouă și un soare blînd, Strălucind în cuibul tors din ierburi fine, Raze răcoroase-n aerul
Texte în alte limbi:
La fille aux cheveux de lin
Sur la luzerne en fleur assise, Qui chante dès le frais matin ? C'est la fille aux cheveux de lin, La belle aux lèvres de cerise. L'amour, au
Les elfes
Couronnés de thym et de marjolaine, Les Elfes joyeux dansent sur la plaine. Du sentier des bois aux daims familier, Sur un noir cheval, sort un
A un poète mort
Toi dont les yeux erraient, altérés de lumière, De la couleur divine au contour immortel Et de la chair vivante à la splendeur du ciel, Dors en
Le sommeil du condor
Par-delà l\'escalier des raides Cordillères, Par-delà les brouillards hantés des aigles noirs, Plus haut que les sommets creusés en entonnoirs Où
Le colibri
Le vert colibri, le roi des collines, Voyant la rosée et le soleil clair Luire dans son nid tissé d'herbes fines, Comme un frais rayon
Midi
Midi, Roi des étés, épandu sur la plaine, Tombe en nappes d\'argent des hauteurs du ciel bleu. Tout se tait. L\'air flamboie et brûle sans haleine
Phyllis
Depuis neuf ans et plus dans l'amphore scellée Mon vin des coteaux d'Albe a lentement mûri ; Il faut ceindre d'acanthe et de myrte
Un acte de charité
Certes, en ce temps-là, le bon pays de France Par le fait de Satan fut très fort éprouvé, Pas un grêle fétu du sol n\'ayant levé Et le maigre
La source
Une eau vive étincelle en la forêt muette, Dérobée aux ardeurs du jour ; Et le roseau s'y ploie, et fleurissent autour L'hyacinthe et la
Les roses d'Ispahan
Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse, Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l'oranger Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins
Nell
Ta rose de pourpre, à ton clair soleil, O Juin, étincelle enivrée ; Penche aussi vers moi ta coupe dorée : Mon coeur à ta rose est pareil. Sous
L'abeille
Sur le vert Hymette, Éros, un matin, Dérobait du miel à la ruche attique, Mais, voyant le Dieu faire son butin, Une prompte abeille accourt et
Glaucé
I Sous les grottes de nacre et les limons épais Où la divine Mer sommeille et rêve en paix, Vers l\'heure où l\'Immortelle aux paupières
La cigale
Ô Cigale, née avec les beaux jours, Sur les verts rameaux dès l'aube posée, Contente de boire un peu de rosée, Et telle qu'un roi, tu chantes
La rose
Je dirai la rose aux plis gracieux. La rose est le souffle embaumé des Dieux, Le plus cher souci des Muses divines. Je dirai ta gloire, ô
La tige d\'oeillet
Éros m\'a frappé d\'une tige molle D\'oeillets odorants récemment cueillis Il fuit à travers les sombres taillis, À travers les prés il
Un coucher de soleil
Sur la côte d\'un beau pays, Par delà les flots Pacifiques, Deux hauts palmiers épanouis Bercent leurs palmes magnifiques. À leur ombre, tel
Christine
Une étoile d\'or là-bas illumine Le bleu de la nuit, derrière les monts. La lune blanchit la verte colline : - Pourquoi pleures-tu, petite
Fultus hyacintho
C\'est le roi de la plaine et des gras pâturages. Plein d\'une force lente, à travers les herbages Il guide en mugissant ses compagnons
