La tige d\'oeillet
de Odes anacréontiques
de Leconte de Lisle(2010)
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Mediu
Éros m\'a frappé d\'une tige molle
D\'oeillets odorants récemment cueillis
Il fuit à travers les sombres taillis,
À travers les prés il m\'entraîne et vole.
Sans une onde vive où me ranimer,
Je le suis, je cours dès l\'aube vermeille ;
Mes yeux sont déjà près de se fermer,
Je meurs ; mais le Dieu me dit à l\'oreille :
- Oh ! le faible coeur qui ne peut aimer ! -
