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Hermann Hesse

Hermann HessePoezii

(3 texte)

Hermann Hesse (n. 2 iulie 1877, Calw, Germania – d. 9 august 1962, Montagnola, Elveția) scriitor german, laureat al Premiului Nobel pentru Literatură Biografia completă →

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Les immortels

Encore et toujours, du fond des vallées terrestres, Monte vers nous la fumée de la vie. Misère farouche, abondance grisée Vapeurs sanglantes des

Hermann Hesse

À mon amour

Sur mon épaule pose Ta lourde tête et pas un mot ne dis Puis goûte de chaque larme éclose La saveur douloureusement suave et lasse de la

Hermann Hesse

Adieu, monsieur le Monde

Le monde n’est que débris, Lui que nous chérissions tant, Et mourir aujourd’hui Semble moins effrayant. Il ne faut point l’outrager Ce monde

Hermann Hesse

Feuille morte

Toutes les fleurs veulent se changer en fruits, Toute matinée veut devenir soirée, Sur terre rien n’est éternité, Si ce n’est le mouvement, le

Hermann Hesse

Élisabeth

Je vous raconterai une histoire, La nuit est déjà si tardive – Voulez-vous me torturer Belle Élisabeth ? Je compose des poèmes Tout comme

Hermann Hesse

Fin d’été

Une fois encore, avant que l’été ne se flétrisse, Nous allons nous occuper du jardin, Arroser les fleurs, déjà fatiguées, Qui bientôt vont

Hermann Hesse

Le loup des steppes…

Loup des steppes, je rôde, je rôde, De la neige partout dans le vaste monde. Le corbeau bat des ailes dans l’arbre, Mais nulle part une biche ni

Hermann Hesse

Hiver au Tessin

Depuis que les forêts sont nues, Le monde est comme transformé, Plus large ici, plus dense ailleurs, Baigné d’un jour pâle et nouveau. Les

Hermann Hesse

La nuit…

La nuit, je m’assieds, ivre, au bois tempétueux ; Les branchages sifflants sont mordus par l’automne ; Mon flacon vide en main, l’aubergiste

Hermann Hesse

Le cloître de Santo Stefano

Un carré de murs nus, pâles, vieux et jaunis, Peints un jour de la main-même de Pordenone. Le temps a dévoré ces tableaux. Ici, là, Tu ne vois

Hermann Hesse

Joie de peindre

Les champs, ça coûte cher et porte les moissons. Les barbelés sont aux aguets autour des prés. Convoitise et besoins s’affichent sans vergogne

Hermann Hesse

L’arbre de ma vie…

L’arbre de ma vie se dénude feuille à feuille : ô monde bigarré qui délires tu dégoûtes les cœurs, tu nous rebutes, nous fatigues à force

Hermann Hesse

Esquisse

Le vent froid de l’automne siffle dans les ajoncs desséchés Qui blanchissent dans la lumière du soir ; Les corneilles quittent les saules et

Hermann Hesse

Même les fleurs

Même les fleurs souffrent à mourir Bien qu'elles soient encore innocentes. Tout comme notre être intérieur qui est pur Et souffre seulement de

Hermann Hesse

Regard vers l’Italie

Au-delà du lac, derrière les sommets roses S’étend l’Italie, terre promise de ma jeunesse, Berceau familier de mes rêveries. Les arbres roux me

Hermann Hesse

L’Aimant

Lors, dans la nuit douce, ton ami reste éveillé, Empli de ta chaleur, de ton parfum encore, De ton regard, de tes cheveux, de tes baisers – ô

Hermann Hesse

Printemps à Locarno

La brise fait danser le feu sombre des arbres, Et sur le bleu confiant du ciel, Avec une innocence neuve, Tout s’ouvre et s’offre à mon

Hermann Hesse

Prise de conscience

Divin et éternel est l’esprit. C’est vers lui, dont nous sommes l’image et l’instrument, Que nous conduit notre voie ; notre plus intime

Hermann Hesse

Le ménestrel

Printemps et étés se lèvent tout de vert parés Et ils entonnent leur chant, Ils ornent le monde de teintes chamarrées Puis las, inclinent la

Hermann Hesse

Leçon

Cher enfant, ce que les hommes profèrent Se révèle toujours plus ou moins faux ; Toutes proportions gardées, c’est encore au berceau Qu’on est

Hermann Hesse

Pourtant

J’ai joui pourtant De chaque instant de ma jeunesse. Dois-je regretter autant Que mon âme choyée que ne soit blessure, amertume et tristesse

Hermann Hesse

Philosophie

Passant de l’inconscient au conscient, Et retournant par de multiples sentiers À ce que nous savions sans en être conscients, Rejetés enfin sans

Hermann Hesse

Tard sur la route…

Poussière sous mes pas. Il est tard. L’ombre des murs s’allonge en biseau. Je vois, à travers les sarments, la lune sur la berge et la

Hermann Hesse

Légende chinoise

Voici ce qu’on raconte à propos de Meng Hsiä : Un jour, celui-ci entendit raconter que de jeunes artistes s’exerçaient depuis peu à se tenir sur

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