Le cloître de Santo Stefano
de Hermann Hesse(2013)
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Mediu
Un carré de murs nus, pâles, vieux et jaunis,
Peints un jour de la main-même de Pordenone.
Le temps a dévoré ces tableaux. Ici, là,
Tu ne vois plus, de ces fresques décolorées,
Qu’une vague trace : un bras, un pied,
Salut fantastique d’une beauté passée.
Un enfant, aux yeux ouverts et rieurs,
Et qui attristent étrangement le visiteur.
(4 mai 1902)
(Hermann Hesse, Voyages en Italie,
Paris, José Corti, 1992, pp. 199-200)
