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Friedrich Nietzsche
Friedrich NietzschePoezii (111 texte)

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Au bord du glacier

Vers midi, quand l’été commence À gravir la montagne, Adolescent aux yeux fatigués et brûlants : Il parle aussi, Mais sa parole – nous ne

Friedrich Nietzsche

Après une nuit d’orage

Aujourd’hui, vapeur de brouillard, tu voiles Cette fenêtre, ô très sombre déesse, La foule des flocons flotte, lugubre, Le ruisseau gorgé y mêle

Friedrich Nietzsche

À Richard Wagner

Toi qui as souffert de tous les liens, Esprit tourmenté, épris de liberté, Vainqueur davantage et davantage enchaîné, Dégoûté toujours plus et

Friedrich Nietzsche

Belle au bois dormant

Au bois, où murmurent les cimes, Allons écouter : Il y dort une gracieuse enfant de roi, Bercée par une tiède brise de printemps, Sa chevelure

Friedrich Nietzsche

De la pauvreté du plus riche

Dix ans déjà – Pas une goutte qui m’ait atteint, Pas un souffle humide, pas une rosée d’amour -terre altérée de pluie… J’implore aujourd’hui

Friedrich Nietzsche

Ces âmes incertaines

Ces âmes incertaines Je leur en veux à mort. L’honneur qu’elles vous font les torture, Leurs louanges leur pèsent, leur font honte. Parce

Friedrich Nietzsche

Le Chant de la Nuit

Il fait nuit : voici que s’élève plus haut la voix des fontaines jaillissantes. Et mon âme, elle aussi, est une fontaine jaillissante. Il fait

Friedrich Nietzsche

L’esprit libre

Adieu « Les corneilles en coassant Gagnent la ville d’un vol bruissant : Il va bientôt neiger Malheur à celui qui n’a plus de – patrie ! Te

Friedrich Nietzsche

Quand le solitaire

Quand le solitaire est saisi de frayeur et court comme un fou sans même savoir où, quand des orages le poursuivent en hurlant, quand l’éclair

Friedrich Nietzsche

Gloire

Ô vagues ? Ô petites femmes ? Ô capricieuses ? Vous vous déchaînez contre moi, Vous vous dressez en grondant avec fureur ? D’un coup

Friedrich Nietzsche

Le voyageur et son ombre

Plus un pas en arrière, ni en avant ? Pour le chamois non plus, pas de passage ? J’attendrai donc ici, et tiendrai ferme Ce qu’œil et main me

Friedrich Nietzsche

Sans patrie

Des rapides coursiers m’emportent Sans peur ni doute Vers d’immenses lointains. Et qui me voit me connaît, Et qui me connaît me nomme Le

Friedrich Nietzsche

Retour II

Ce fut un jour de peine, Quand jadis je fis mes adieux : D’angoisse encore plus vive Le jour où ensuite je revins. Les espoirs de

Friedrich Nietzsche

Épigraphe pour Le Gai Savoir

Je demeure dans ma maison, En rien je n’ai jamais imité personne, Et me rirais volontiers de tout maître Qui ne saurait rire de

Friedrich Nietzsche

Retour I

Les alouettes me devancent avec des cris d’allégresse, L’âme s’élance joyeusement à leur suite, Vers la maison de père, vers la maison de

Friedrich Nietzsche

Le silence d’airain

Cinq oreilles – et pas un son ! Le monde devenu muet… Je tendais les oreilles de ma curiosité : Cinq fois, j’ai lancé ma ligne au loin, Cinq

Friedrich Nietzsche

Épigraphe pour saint Januarius

Toi qui avec un barrage de flammes De mon âme fais fondre la glace, En bruissant maintenant jusqu’à la mer Qu’elle hâte sa plus haute espérance

Friedrich Nietzsche

Parmi les oiseaux de proie

Celui qui veut tomber, Très vite, L’abîme l’engloutit ! -Mais toi, Zarathoustra, Tu aimes jusqu’au gouffre, Et tu imites le sapin ! Il

Friedrich Nietzsche

Parmi les filles du désert

1. « Ne t’en vas pas ! dit alors le voyageur qui s’appelait l’ombre de Zarathoustra, reste auprès de nous, — autrement la vieille et lourde

Friedrich Nietzsche

Une pensée

une pensée qui est encore à présent une lave liquide et brûlante : mais toute lave s’entoure elle-même d’un rempart, toute pensée finit par

Friedrich Nietzsche

La barque mystérieuse

La nuit dernière, alors que tout dormait, Et qu’on n’entendait plus passer Que les soupirs incertains du vent, L’oreiller ne m’a pas donné le

Friedrich Nietzsche

Plainte d’Ariane

Qui me réchauffe, qui m’aime encore ? Donnez des mains chaudes ! donnez des cœurs-réchauds ! Étendu, frissonnant, un moribond à qui l’on

Friedrich Nietzsche

La sorcière

nous pensions du mal l’un de l’autre ? nous étions trop éloignés. Mais maintenant, dans cette cabane exiguë, enchaînés au même destin, comment

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