Texte în alte limbi:
Au bord du glacier
Vers midi, quand l’été commence À gravir la montagne, Adolescent aux yeux fatigués et brûlants : Il parle aussi, Mais sa parole – nous ne
Après une nuit d’orage
Aujourd’hui, vapeur de brouillard, tu voiles Cette fenêtre, ô très sombre déesse, La foule des flocons flotte, lugubre, Le ruisseau gorgé y mêle
À Richard Wagner
Toi qui as souffert de tous les liens, Esprit tourmenté, épris de liberté, Vainqueur davantage et davantage enchaîné, Dégoûté toujours plus et
Belle au bois dormant
Au bois, où murmurent les cimes, Allons écouter : Il y dort une gracieuse enfant de roi, Bercée par une tiède brise de printemps, Sa chevelure
De la pauvreté du plus riche
Dix ans déjà – Pas une goutte qui m’ait atteint, Pas un souffle humide, pas une rosée d’amour -terre altérée de pluie… J’implore aujourd’hui
Ces âmes incertaines
Ces âmes incertaines Je leur en veux à mort. L’honneur qu’elles vous font les torture, Leurs louanges leur pèsent, leur font honte. Parce
Le Chant de la Nuit
Il fait nuit : voici que s’élève plus haut la voix des fontaines jaillissantes. Et mon âme, elle aussi, est une fontaine jaillissante. Il fait
L’esprit libre
Adieu « Les corneilles en coassant Gagnent la ville d’un vol bruissant : Il va bientôt neiger Malheur à celui qui n’a plus de – patrie ! Te
Quand le solitaire
Quand le solitaire est saisi de frayeur et court comme un fou sans même savoir où, quand des orages le poursuivent en hurlant, quand l’éclair
Gloire
Ô vagues ? Ô petites femmes ? Ô capricieuses ? Vous vous déchaînez contre moi, Vous vous dressez en grondant avec fureur ? D’un coup
Le voyageur et son ombre
Plus un pas en arrière, ni en avant ? Pour le chamois non plus, pas de passage ? J’attendrai donc ici, et tiendrai ferme Ce qu’œil et main me
Sans patrie
Des rapides coursiers m’emportent Sans peur ni doute Vers d’immenses lointains. Et qui me voit me connaît, Et qui me connaît me nomme Le
Retour II
Ce fut un jour de peine, Quand jadis je fis mes adieux : D’angoisse encore plus vive Le jour où ensuite je revins. Les espoirs de
Épigraphe pour Le Gai Savoir
Je demeure dans ma maison, En rien je n’ai jamais imité personne, Et me rirais volontiers de tout maître Qui ne saurait rire de
Retour I
Les alouettes me devancent avec des cris d’allégresse, L’âme s’élance joyeusement à leur suite, Vers la maison de père, vers la maison de
Le silence d’airain
Cinq oreilles – et pas un son ! Le monde devenu muet… Je tendais les oreilles de ma curiosité : Cinq fois, j’ai lancé ma ligne au loin, Cinq
Épigraphe pour saint Januarius
Toi qui avec un barrage de flammes De mon âme fais fondre la glace, En bruissant maintenant jusqu’à la mer Qu’elle hâte sa plus haute espérance
Parmi les oiseaux de proie
Celui qui veut tomber, Très vite, L’abîme l’engloutit ! -Mais toi, Zarathoustra, Tu aimes jusqu’au gouffre, Et tu imites le sapin ! Il
Parmi les filles du désert
1. « Ne t’en vas pas ! dit alors le voyageur qui s’appelait l’ombre de Zarathoustra, reste auprès de nous, — autrement la vieille et lourde
Une pensée
une pensée qui est encore à présent une lave liquide et brûlante : mais toute lave s’entoure elle-même d’un rempart, toute pensée finit par
La barque mystérieuse
La nuit dernière, alors que tout dormait, Et qu’on n’entendait plus passer Que les soupirs incertains du vent, L’oreiller ne m’a pas donné le
Plainte d’Ariane
Qui me réchauffe, qui m’aime encore ? Donnez des mains chaudes ! donnez des cœurs-réchauds ! Étendu, frissonnant, un moribond à qui l’on
La sorcière
nous pensions du mal l’un de l’autre ? nous étions trop éloignés. Mais maintenant, dans cette cabane exiguë, enchaînés au même destin, comment
