le violon est mort
dans mes mains
fatiguées à agiter des accords
le silence est un jeune chef d’orchestre
seules en réverbération
les déceptions
sur la portée
on chante la tristesse
toujours couverture
le blanc partout mouette près
de mouette
le froid aux dents de soleil
le son du silence immortel
les aiguilles des nos coeurs
fixement superposées
nuit enflammée de
nous ne sommes que des corbeilles
nous y mettons
notre pain de tous les jours
le parapluie
pour abriter notre vie
la clé pour déverrouiller en nous quand
nous voulons nous retrouver
il fait du brouillard et je pense à l’amour
le jour est plus cher et je pense à l’amour
je passe auprès de l’orphelinat la clinique psychiatrique le cimitière avec la sortie vers le ciel
la
les oiseaux se querellent-ils
quand ils se querellent s’abandonnent-ils
quand ils s’abandonnent changent-ils de fôret
quand ils changent de fôret
perdent-ils leurs amis
comme s’il me
tu as la chanson
la poésie
quelques étages vers
les anges
et un chien
j’ai la patience
la réflexion
le calme et l’automne
avec des murs d’anges
sur ton âme
tombent en feuilles
la
l’homme est libre
l’homme est libre de dire ce qu’il veut
l’homme est libre de faire la paix ou le bien
l’homme peut devenir l’ennemi de ses propres principes
en suivant les autres qui ont les
ne t’approche jamais d’un chemin dans le champ
ne t’approche jamais d’un bâtiment où l’on est écrit avec de grandes lettres du noir
ni même d’une fenêtre avec ton poing ne t’approche pas pour
au moment où j’écris les gens ténébreux
s'en seront allés depuis longtemps
avec leurs pensées en se traînant
sur des ornières
meilleures
sont les illusions dans de petites
bouteilles
hyènes
les étoiles mordent
de ma chair
oubliée sur le divan
une rivière de sang
effervescent
les fauves me sentent
ils sont forts
leurs dents brillent
d’appétit
ils viennent en bandes
et
les gens se trouvent trop près de moi
comme des loupes me regardent
je mets un vêtement de plus
je m’écris
comme une feuille qui
étale son identité
les regards scanners impudiques
en se
impatient dieu me dit
le bonheur prends-le avec cette ficelle
arc-en-ciel n’aies pas peur que
mes yeux deviennent ciel au dessus de toi
dans chaque tempe creuse
un trésor que tu entres sans
tout simplement
je regarde dans tes yeux
je sacrifie
un baiser pour chaque main
un baiser pour chaque pied
tu ne diras pas un mot
troublé tu chercheras
ta fin dans l’amour
divin
tandis
je ne suis pas sûr il me fait
mal de fermer les yeux à cause de
tes lèvres des noyaux de
noix vertes je coupe avec
l’aiguille te défait en
moitiés la curiosité d’un
baiser traverse le pont
un cerisier a poussé dans ma poitrine
j’ai aimé mieux quand il était mûri
tu es monté à la dérobée moi
je ne savais pas où je me trouvais
tu as cueilli une chemise de lin et tes poches
m’ont
un râteau ramasse mes regards
dans un coin de ciel des mouettes volent
des scintillations dans leurs becs
les nuages à cheval passent et
les sabots touchentl’eau traîne
en gémissements saisit
chaque fois qu’il pleut des chauves-souris
s’accrochent à mon coeur étroitement des gouttes
de sang passent parmi eux gouttière dans la terre
des fleurs aux yeux rouges
poussent près des propres
de l’écorce d’un arbre
j’entends mon cœur
un pivert
incruste des noms
le ciel a pris un sac de
feuilles se débattent
comme si leur désespoir m’en soucie
le train de huit passe ou
en tout
par le bleu de voroneț
les saints libèrent des âmes
pour les gens
ils ressemblent
tous
sèment l’art de la méditation
il suffit de les regarder
en soi un silence gonfle
jusqu’à
quand le soir tombait
comme une lèvre fâchée
nous nous réunissions
dans la ruelle coupée par le
verger de pruniers
à la cène
nous restions là jusqu’à ce que
le village
fasse sa prière
il
je ne veux pas tomber amoureux
je vais en parler toujours
avec des lèvres d’étain fondu dans la tentation la vertu
s’habille de voiles qui embrouillent mon regard
mon corps en sent le goût
je suis une femme de
plomb comme
de bacovia
j’attends pleurer
mon bonheur
semble se passer
une corrida de nuages
avec le coeur lourd un
taureau le soleil
encorne l’air
tissu rouge
voile paysan avec visage de
dieu ondulé mon regard
large phare sans repos
homme d’où que
tu viennes amour
dis à ta chair qu’
au bord des sentiments
balancent des nuages à