tu n’
aimes pas de
la saveur
des mots amoureux
mes lèvres te prononcent
chaque territoire sur
ton corps je sais
câliner à peine senti
mon temps
fond de bonheur rien
d’autre ne
fait
j’ai trop de souvenirs je peux
mourir tant d’hommes attendent
vivre en moi dorénavant seront
plusieurs une image de plus ceux
qui souvent composent dans
la terre l’absorption de
culture
un jour l’amour
m’a dit arrête les chevaux
pour descendre
comme il était pomponné quand
il est sorti de moi
voiles voiles l’air
flottait
et il
est entré dans
ton palais de l’est
pour
assise dans ma solitude
comme dans une réserve d’hôpital
personne n’entre
qui soignerait un malade
infirme de bonheur
dépendant d’un lit de
souffrance
anémique connecté à la vie
je fixe la
je suis la saison qui
pleut
solitude tu ne reconnais pas
celle à qui
tu colles des ailes de
cendre de toi
de moi errante
aigle sans nid
la vie dans des griffes nous
serre tant
nos coeurs
il me tarde des messages
tu me les écrivais en juin
sur la réseau de littérature tu ne
le fais encore parfois
que nos âmes taillent
une bavette que je te dise ne
t’approches trop
nous
une femme sort de moi
des pensées noires sur sa tête
elle tient une route une carrefour et
une solitude
caresse des épaules en pierre
parmi des murmures
sans cesse
au signe
à l’interior une
elle met des pointes
comme si elle semait
de la graine
nous ne pouvons pas y arriver
la route des clous est longue
allons la parcourir
à moitié
la terre gémit des plantes
des pieds
l’eau bavarde au bord j’écoute
chaque parole quand je trouve
la vérité se casse
de pierres reste la poussière que
le vent met sur sa langue et la
crache dans les chardons de bronze
les
les anges ont tressé
pour moi une couronne de lumières
sans épines
et avec du voile
astral
m’ont couvert
et m’ont porté vers sublime
dans mon âme
ont goutté
des grains de
diamant
comme des chats
nous ronronnios
nos mots
paresseux se couchaient
tantôt sur une langue
tantôt sur l’autre
de quelque part
entre eux le soleil
est apparu avec son
hélice dorée il a
c’est une sorte de changement narratif
pour ceux de hautes classes d’évolution
en évinçant la notion de groupe
préoccupés seulement par l’individu-même
un espace reclusé et
tu vas voir un moulin à eau
une digue pour savoir où nous sommes
ton coeur battant trouble le blé
à deux jours de marche de la dernière étoile
nous libérons l’oiseau
pour qu’il cherche dans le
nous montons le soleil
dans la voiture le roulons
tout plein de
poussière et de feuilles jusqu’
à la cime du ciel un synode
de nuages tient la messe de
dimanche une mouette et
sa mouette
chaque jour
la vie ma paraît
un vêtement tout étroit
mes besoins n’entrent plus dedans
s’il était à parcourir
le bonheur
je dirais que c’est une chaîne
qui me serre
chaque fois que je sors
de la main il passe le verre un parfum
raffiné le bout du monde détache les grappes
il sent comme le pain chaque coupe d’
arbres dans les mains d’un enfant qui écoute
des contes avec des fins
je marche
par le désert du coeur
je porte ma propre fenêtre
divisée en quatre
parfois je la sens si lourde
je la laisse
adossée à des illusions
je m’assieds dans un
fauteuil de pensées
en
j’ai voulu prendre pour toi une photo de
dieu cela ne marche pas toujours
il le fait exprès ou peut-être parfois
se cache-t-il pour que nous ne puissions l’avoir que
dans l’âme je voulais un beau
je n’en ai aucune idée si
je suis bonne davantage
en quelque sorte encore moi
celle qui commence
l’amour du bout de l’être
on le met dans le coeur et
le coeur dans le corps
arcure
dans la chambre blanche
une girouette de papier pétrit l’air
de la poudre sur le miroir
le soleil paraît un coing en duvet
le lit soyeux est envahi d'oreillers
je sens l’odeur de ta
comme les arbres sont neigés
aujourd’hui que jamais
sur une petite branche les moineaux
se brouillent les bavardeux
mais quel air juvénil
combien d’allegresse d’avril
je me dépêche à petits
à l’interieur le silence est si dense on peut
le tâter comme on touche un objet d’art
très beau arquée sur la coupole de la pièce
la lumière paraît un sein au lait
on voit les choses sous
le lointain
cet espace où
tu existes dans une
chevauchée de mes rêves qui
ne me laisse pas somnoler
j’ai verrouillé mon âme
pour que la solitude ne puisse pas s’y infiltrer
avec ses