automne mon coeur est parti au devoir
pour un sourire de famille
j’ai abandonné la jeunesse dans ses vêtements de soie
il me semble que je porte un corps lourd dans mon
de n'importe où tu me prends
avec des doigts mouillés
sur les lèvres tu me tournes
pour connaître mon
signe
le temps entre nous
deux pages imprégnées
dans l’encre
monotone mon automne
vient des champs à cheval de temps
d’un air pépite un peu insolite
et des yeux acineux
bacciforme ou bergamote
voltiger ses rêves marottes
du bleu-vert
aujourd’hui en passant je me suis heurtée à quelques tristesses
j’ai tourné la tête désirant m’excuser
mais elles allaient agilement
pendant un certain temps je les ai
de parler d’une usine
une usine est une usine
elle est faite en fer
elle est béton
mais
il y a quelqu'un à démolir
avec le bulldozer
qu’est-ce qu’elle en peut sentir
mais parler d’un
je vis
dans un coeur d’homme
c’est là où il a été enterré
jusqu'à ce qu'il abandonne
la pierre
tous les jours sur ses pieds
avec des lèvres langoureuses
je retourne la vie en
nous nous remplissons comme des sacs
pour une digue de résistance
l’un sur les épaules de l’autre
nous questionnons la vie
où vas-tu
as-tu les papiers en règle
on ne plaisante pas avec la
ainsi les mots me semblent
cloués
mes mains saignent
intérieurement
il me fait mal le soleil
en des épines sur mon front le monde
je m’égoutte
homme par
homme
mouillé dans
le matin les hommes
mettent leurs ennuis dans la voiture
se mettent en marche comme s’ils
avaient quelque chose à
jeter dans un lieu
au bord du monde
des chats bleus
se
je t’ai donné un doigt et tu as pris ma main
je t’ai donné ma main et tu as pris tout mon corps
je t’ai donné mon corps et tu as pris mes mots
je t’ai donné mes mots et tu as pris mes sens
je
je laisse sur ce papier la preuve
du génocide forestier
de la pollution de la distance entre les gens
je n’ai pas attenté à vous mais à vos mots
roumains comme ils le sont
ayant le goût du
l’Univers a des bras qui m’entourent
avec l’arc-en-ciel en taille je suis
la femme de mon territoire cette Vérité
comme les neiges d’antan je porte Ton
lourd Visage dans une flamme
les feuilles tombent
indifférentes elles n’ont pas peur
du vide
de la guerre des brodequins
de la pourriture
pour elles
la vie signifie être
rien
une chance de devenir
tantôt elles sont
laisse-toi aimer
laisse-moi t’aimer
qu’est-ce qu’il y a l’amour sinon
toucher
sentir et
vouloir être aimé
laisse-toi toucher
laisse-toi
sentir
dans mon corps le printemps est arrivé
ses
des oiseaux secouent
des murs le parfum de tilleuls
naufrage dans mes narines
vertigineux mon cœur
s'est déroulé devant moi
parmi les coquelicots
l’air patine sur des cuisses de
robe
quel dommage les hommes
se retirent dans la souffrance quand
ils pourraient aussi bien emménager dans
le bonheur
ce ton paisible vient
accentuer l’inquiétude au-
delà des constatations
de
nous nous sommes bien habillés
ainsi que pour un voyage
spontané
par les fenêtres ouvertes en quelque sorte
clandestinement
un pince a fait des fanfreluches autour
on l’a tenu avec ses
je souris
pendant qu’on lutte
avec demain
les vieux cherchent le plus étroit lieu
pour se retirer en eux-mêmes
les enfants se cachent derrière des larmes
au nom de leurs parents
les autres
toujours malade
on lui fait de la transfusion
d’amour
de tristesse
de solitude
de dieu
combien de donateurs
ont-ils étendu leur bras
pour sa vitalité
son sang n’est pas son sang
son sang
gioiello amore per lui non
fa le cose essere per me
più facili
sempre piegata
dei peccati
la sera un angelo cuce le mie ali
dolore con dolore
io compio la sua volontà
gioiello amore
bijou l’amour de lui ne
fait pas les choses être pour moi
plus faciles
toujours appuyéee
de péchés
le soir un ange coud mes ailes
douleur à la douleur
j’accomplis sa volonté
bijou l’amour
la donna in me
con gli occhi di cenere
procede alla mattina
tra sottogonne di nuvole
maglione qualche piogge e
getta gli aghi
fosforescente
tutte le persone
sentono le campane
delle sue
personne ne se demande pas
comment on voit homme près de l’homme
près de l’homme homme et encore homme et homme et homme
toujours homme sur l’horizontale verticale diagonale
dès le plus gauche
mars est passé et je n’ai pas tressé fil pour moi
un ange un dieu un ange
un dieu
il m’aurait défendu contre cet amour
un immense noeud
mort torsadée sur la vie
je ne sais même plus