Le pendu
de Sylvia Plath(2012)
1 min lectură
Mediu
Par la racine de mes cheveux un dieu s’est emparé de moi.
J’ai grésillé dans ses volts bleus comme un prophète du désert.
Comme une paupière de lézard la nuit s’est fermée d’un bruit sec :
Le monde n’est plus qu’un long jour blanc dans une cavité sans ombre.
Un ennui rapace a cloué ma vie à cet arbre.
S’il était moi, il ferait ce que moi j’ai fait.
(Sylvia Plath, Ariel, traduction française de Valérie Rouzeau)
