Guillaume Apollinaire›Poezii
(15 texte)Guillaume Apollinaire, pseudonimul literar al lui Wilhelm Albert Vladimir Apollinaris de Kostrowitzky, (n. 26 august 1880, Roma - d. 9 noiembrie Biografia completă →
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Texte în alte limbi:
À Madeleine
Je serre votre souvenir comme un corps véritable Et ce que mes mains pourraient prendre de votre beauté Ce que mes mains pourraient en prendre un
L\'amour
L’anneau se met à l’annulaire Après le baiser des aveux Ce que nos lèvres murmurèrent Est dans l’anneau des annulaires Mets des roses dans tes
Chantre
Et l’unique cordeau des trompettes marines (Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913)
Le chant d\'amour
Voici de quoi est fait le chant symphonique de l\'amour Il y a le chant de l\'amour de jadis Le bruit des baisers éperdus des amants illustres
Chevaux de frise
Pendant le blanc et nocturne novembre Alors que les arbres déchiquetés par l\'artillerie Vieillissaient encore sous la neige Et semblaient à
Irene, acrostiche
I…l neige et cette nuit est très noire, très noire R…ien ne nous fait plaisir si vous n’êtes pas là E…t nous nous embêtons de façon
Automne
Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux Et
Aquarelliste
À Mademoiselle Yvonne M... Yvonne sérieuse au visage pâlot A pris du papier blanc et des couleurs à l\'eau Puis rempli ses godets d\'eau claire
Chant de l’horizon en Champagne
À M. Joseph Granié. Voici le tétin rose de l\'euphorbe verruquée Voici le nez des soldats invisibles Moi l\'horizon invisible je
Chanson
Je suis la rose Fraîche et mi-close Je me marie Je suis flétrie Je suis un lys Vienne mon fils La blanche fleur Penche et se
L’avenir
Soulevons la paille Regardons la neige Écrivons des lettres Attendons des ordres Fumons la pipe En songeant à l\'amour Les gabions sont
Les colchiques
Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s’empoisonnent Le colchique couleur de cerne et de lilas Y fleurit
Pipe
Le chemin qui mène aux étoiles Est pur sans ombre et sans clarté J’ai marché mais nul geste pâle N’atténuait la voie lactée Souvent pour nouer
Le jupon
Bonjour Germaine Vous avez un beau jupon Un beau jupon de reine et de reine cruelle Que j’en tâte la soie Une soie du Japon Qu’orne un large
Le voyageur
A Fernand Fleuret
Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant La vie est variable aussi bien que l’Euripe Tu regardais un banc de nuages descendre Avec le
Le 5e poème secret
Je te baise sur la bouche goulûment Nous faisons du bruit avec nos bouches Notre amour fait de nous un seul être bisexuel Et nos bouches sont
Madeleine
C’est quelque chose de si ténu de si lointain que d’y penser on arrive à le trop matérialiser Forme limitée par la mer bleue par la rumeur d’un
Le 6e poème secret
Ton corps est ma faune ô ma belle panthère Le ouistiti charmant et sauvage ô petit singe noir grimpé le long de ton bras jusqu’à l’aisselle Ils
La chaste Lise
La journée a été longue Elle est passée enfin Demain sera ce que fut aujourd’hui Et là-bas sur la montagne Le soir descend sur le château
Le troisième poème secret
Toi dont je répandrai le sang grâce à l’amour ô ma vierge qui allumes la lampe Ouïs le son profond des canons qui t’acclament et t’accueillent ma
Souvenirs
Deux lacs nègres Entre une forêt Et une chemise qui sèche Bouche ouverte sur un harmonium C’était une voix faite
Le 11e poème secret
Sur tout toi, sur ton corps ton intelligence ta raison J’ai fait déjà de beaux poèmes Et j’en veux faire moi habitant des bois en ce temps de
Le 7e poème secret
Nombril de mon amour calice de tubéreuse Nuit tendre et parfumée où Il me semblait que tes hanches s’en allaient devant moi Comme un vaisseau
Le 8e poème secret
J’ai rêvé que la beauté arrivait jusqu’à moi C’était un jour divin où tu étais précieuse Tu m’attends en lisant l’Astrée Tu suis d’un œil distrait
