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Le 7e poème secret

de Guillaume Apollinaire(2009)

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Nombril de mon amour calice de tubéreuse
Nuit tendre et parfumée où
Il me semblait que tes hanches s’en allaient devant moi
Comme un vaisseau superbe qui tangue au long des côtes barbaresques
Il me semblait que je te prenais comme un étalon prend la jument
Nous frémissions l’un l’autre d’amour et du suprême désir
Fesses joufflues comme les têtes ailées des jeunes anges soufflant de toutes leurs forces qui ornent la lourde et riche architecture jésuite
Don de la vie furieuse douceur
Quand tu prononçais des mots sans suite
Tes mamelles bondissaient comme des cavales attelées à un char triomphal
Ô mon char
Et je triomphais
Exquise apothéose
Où s’unissent les joies de nos destinées
Et maintenant nous conversons avec animation les mains unies et nous regardant avec amour
Nous sommes du même avis et ne nous lassons pas de nous entendre
Nos bouches s’unissent parfois avec des clartés d’extase
Et dans l’ombre nous parlons encore et nous nous caressons
Tandis que ton nombril fleuri monte la grisante odeur des tubéreuses.
(Poème de Guillaume Apollinaire, Lettres à Madeleine, mi-octobre et début novembre 1915 ?)

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Guillaume Apollinaire. “Le 7e poème secret.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/guillaume-apollinaire/poezie/le-7e-poeme-secret

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