Loreley
Loreley La Bacharach de-o vrăjitoare blondă se zvonea Mureau pe rând bărbații îndrăgostiți de ea Episcopul
Podul Mirabeau
Sub podul Mirabeau, Sena unduie lin Ca dragostea noastră Să-mi amintesc că orice-alin Venea târziu, doar după chin Bate ora-n alt
Există
din vol. Calligrammes, 1918 trad. Gellu Naum
Există o navă care mi-a luat cu ea iubita Există pe cer șase cârnați captivi și când se lasă noaptea ai zice că sunt viermuși din care s-ar
Ferestrele
din Caligrame
De la roșu la verde tot galbenul se pierde Când cântă papagalii în pădurile natale Măruntaie de pihi E un poem de făcut despre pasărea care are
Jarul
din Alcooluri
Lui Paul-Napoléon Roinard În nobil foc am aruncat Cum îl ador și îl transport Mâini vii și chiar un răposat Acest Trecut și hârci de
Poemele pentru Lu (fragment)
traducere de Aurel Rău - din ant. Poeți francezi (1987)
Îți scriu dragă Lu din baraca mică de stuf Unde nouă inimi se zbat de nădejde și dor Obuzele în monomuri se smulg și pornesc de zor Și ascult al
oniocritică
Cărbunii cerului erau atît de aproape încît mă temeam de văpaia lor. Erau gata să mă ardă. Dar avea conștiința veșniciilor deosebite ale
umbră
Iată că iarăși m-ați năpădit, Amintiri despre camarazii de arme, morți în război, Măslină a timpului, Amintiri devenite astăzi un
Texte în alte limbi:
Méditation
Cette nuit est si belle où la balle roucoule Tout un fleuve d’obus sur nos têtes s’écoule Parfois une fusée illumine la nuit C’est une fleur qui
Ombre
Vous voilà de nouveau près de moi Souvenirs de mes compagnons morts à la guerre L\'olive du temps Souvenirs qui n\'en faites plus qu\'un Comme
Le départ
Et leurs visages étaient pâles Et leurs sanglots s\'étaient brisés Comme la neige aux purs pétales Ou bien tes mains sur mes baisers
Le phoque
J’ai les yeux d’un vrai veau marin Et de Madame Ygrec l’allure On me voit dans tous les meetings Je fais de la littérature Je suis phoque de mon
Vitam impendere amori
L\'amour est mort entre tes bras Te souviens-tu de sa rencontre Il est mort tu la referas Il s\'en revient à ta rencontre Encore un printemps
Souvenir des Flandres
J\'ai goûté sur la dune où Dante a dû passer Les couchants langoureux des pensives Zélandes ; Les clochers regardaient de la digue et des
À la Santé
I Avant d'entrer dans ma cellule Il a fallu me mettre nu Et quelle voix sinistre ulule Guillaume qu'es-tu devenu Le Lazare entrant dans la
Hôtels
La chambre est veuve Chacun pour soi Présence neuve On paye au mois Le patron doute Payera-t-on Je tourne en route
1909
La dame avait une robe En ottoman violine Et sa tunique brodée d'or Était composée de deux panneaux S'attachant sur l'épaule Les yeux
La cueillette
Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette. Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé, Roses pâles d\'amour qui couronnent ta
Saltimbanques
Dans la plaine les baladins S'éloignent au long des jardins Devant l'huis des auberges grises Par les villages sans églises Et les enfants s'en
Signe
Je suis soumis au Chef du Signe de l\'Automne Partant j\'aime les fruits je déteste les fleurs Je regrette chacun des baisers que je donne Tel un
Les fiançailles
À Picasso Le printemps laisse errer les fiancés parjures Et laisse feuilloler longtemps les plumes bleues Que secoue le cyprès où niche
Le teint
Comme le soufre qui noircit L’argent et casse l’or l’amour Ternit mes yeux brisa aussi Ce cœur Une créole à La Havane Le teint blanc Sauvée par
Les femmes
Dans la maison du vigneron les femmes cousent Lenchen remplis le poêle et mets l'eau du café Dessus - Le chat s'étire après s'être chauffé -
Les sapins
Les sapins en bonnets pointus De longues robes revêtu Comme des astrologues Saluent leurs frères abattus Les bateaux qui sur le Rhin
