j’ai l’impression que je suis enfermée dans une cabine téléphonique en verre foncé par lequel je vois n’importe quoi, mais, personne ne saisit que je me trouve dedans. je donne un coup de téléphone à
cet automne bouge
sous sa peau de serpent
froide et trompeuse
aux yeux séduisants
elle sort d’un sachet de sable
et commence une danse
obsédante
fascinante
son sifflement m’effraie
je
trop peu de lumière tu disais
tu as cassé l’ampoule
pour le mince éclat
tu as coupé tes paupières
fenêtre
pour que ton obscurité
cachée dans des années
sorte
(traduction par Ottilia
d’une gigantesque coquille
l’eau de la mer glisse
le long de mon échine
des écailles poussent
même les pieds se vêtent
au bout
ils se nouent
en deux petites ailes
lex yeux acquièrent
un
cet automne qui
emporte
les feuilles des arbres
l’amour l’espoir
les enveloppe et
les envoie au monde
les papiers volent
nos rêves
blancs
aucune réponse
qu’un sifflement
un chant
Je t’aime de tout mon cœur,
Mon chevalier!
Sois sage et fort pour moi,
C’est comment je te désire.
Aime-moi follement,
Je serai amoureuse de toi, éternellement,
Comme tu le veux.
J’attendrai
Je ne connais pas du tout
Le chemin vers ton cœur
Dis-le-moi, si tu le sais.
Parce que je veux être, surtout,
Comme une belle fleur
De coquelicot, dans tes champs de blé.
Aide-moi à trouver
elle dort toujours sur le ventre
entre les seins elle couvre les visages des amoureux
son coeur ne bat pas
les curieux collent l’oreille contre la poitrine de la salope
elle ne se gêne pas ni
c'est une musique
triste et rythmique
où le poète discret
pense violet
l’automne rouillé
en robe buée
porte un béret
si violet
les mots-feuilles
échouent sur le seuil
de mon âme et
je me cache
sous les ailes de la tristesse
elle sait me couvrir
de nus sentiments
soudainement
comme d’un coquillage
je déclenche
des perles humides
les gens s’ouvrent
comme des
Des arbres muets
Pleins de bourgeons
Font l’ombre des muguets
Devant la maison.
Le tapis d’herbe verte
Sous leurs branches s’étend.
Et les fleurs de violettes
Frémissent dans le vent.
Le
aux ailes bleuâtres
mon jour est tombé
de l’étage de la lune
mansardée d\'étoiles
éventail de sa mort
l’affliction s’etend
au-dessus de l’âme
l\'alléchant sommeil m’embrasse
sous cette
C’est le bleu d’azur
le vert des algues
le blanc des neiges
l’orange du soleil
le noir des tréfonds
C’est la pourpre de la lune
la lumière des étoiles
l’ombre des nuages
C’est la toile des
Bonjour, mon amour,
À toi, pour toujours
Le cœur et mon âme
Qui s’enflamment
Comme une rose
Merveilleuse,
Comme le ciel
Au coucher,
Comme l’azur
Tout autour,
Comme printemps
Sur les
toujours affamée
cette femme
court parmi les gens
en robe
mauve
les pieds nus
les yeux perdus
réclame tojours
au secours
je lui donne morceau
après morceau
toute mon âme
la vie me
aigle aux ailes bleu
le ciel plane
par-dessus le monde
les enfants aiment le vol
comme un sourire
l’arc-en-ciel descend
des nuages
les premiers pas et
voilà combien de
papillons
mon arbre a des mains vertes
il accroche les insectes et
leur enseigne le pont de pierre
jusqu’aux cimes
le ciel ouvert
comme un livre de chevet
laisse les mots
s’asseoir
(le 20 juillet
la femme en moi
les yeux de cendre
prend le chemin du matin
parmi les jupons de nuages
crochète quelques pluies et
jette les aiguilles
phosphorescentes
tous les gens
entendent les clochers
Malheureuse vie
Pleine de soucis
Et de chagrins!
Je tiens
Mon âme-mon amie
Sous ton parapluie.
Mes larmes abondantes
Coulent, souvent,
Comme la pluie
Toujours, dans la nuit.
Et le