ma mère prend ma main me sourit
me colle des ailes m’enseigne à voler
me montre la piste de l’air
me dit au revoir et fait ses signes
je décolle
avec son coeur mon sachet de bonheur
ma tête
les mots deviennent un bon vin
avec son bouquet
tiré dans de petits tonneaux en cuir d’où
on sert les dégustateurs
passants à la cave ils s’asseyent
à la table ronde ils boivent jusqu'à
ce
il s’est assis près de moi
comme un chien obéissant
sa langue tirée il attendait
de la câlinerie et un petit
quignon de mot
chaleureux il a flairé tout
mouvement habitude
on dirait qu’il
parfois Dieu vient me demader
qu’est-ce que tu fais
j’ai beaucoup de travail
comme d’habitude
je L’ignore
je n’ai jamais imaginé
combien de patience
peut exister dans l’éther
Il me regarde
elle pleure parce qu’elle
ne peut plus parler
la mort joue dans sa gorge
avec les sons
comme sur le clavier
le noir contre le blanc
sur la partition de la même
vie
la contrebasse
le menton sur les genoux
les bras autour des cuisses
les yeux innocents regardant
le bout des doigts
je suis la tasse dont
l’un après l’autre
vous boirez le vin rouge
des mots
après
nous passons
comme dans une corrida
nous sommes nés pour mourir
nous grandissons exerçons nos forces
aimons disséquons les choses les gens
marchons enflammés sur une route
pleine de périls
un homme parfois nommé poète écrit de l’amour
de l’amour des hommes
de l’amour de vie
de l’amour d’amour
un homme parfois nommé poète n’est jamais seul
il a la solitude
regarde dans ses yeux et
Elle est pluttonique
Sémantique en ivoire
Arrivée hier soir
Avec un répertoire
Lyrique
Idilique
Dans sa robe mauve
À pied fin
Trace de son destin
D’un parfum distinct et
Distingué elle
un oiseau blanc et un autre noir à travers les yeux de marie
l’un vert et l’autre marron
dans celui gauche une larme comme un serpent vers la bouche
une langue bifurquée touche sa langue
qu’elle
il neige
avec mes poèmes
en congères
des traineaux
- mots glissent
sur des lèvres parmi les doigts
comme de petites collines
blanches
au milieu du monde
voilà
dans les yeux
curieux
ils
je ne suis pas la femme parfaite
ma peau sent l’amour
mon cerveau comme de la poésie
mes mains ont la saveur d’encre
à la porte du coeur
la solitude
impatiente attend
que je fasse un pas
Dieu t’a choisi
pour me montrer la voie parmi les mots
quand je me suis égarée et
je ne comprenais pas ce que je devais faire
quelques-uns ont ri de mes anges émoussés
echoués dans une aile
les
une armée de frissons
encerclement stratégique
à l’improviste
les piaffements le sifflement court
des lances
en plein cœur
l’inquiétude
l’air embrasé
le champ de coquelicots
tes yeux
et me
Mon dimanche d’une couleur blanche
Coule comme la foule vers lundi
Cet après-midi endormi dans un encrier
Est trop fier il rêve aux mots des matelots
Sur la mer des mystères ephémères
Le poète
je n’aimerai plus cet air
les murmures de ces arbres
ni les émeraudes de l’herbe
je chercherai le silence
comme les poètes des métaphores
au coin des choses
je prendrai le chemin du
j’ai divisé la vie dans des gens
et je vis
un peu de chacun
j’ai coupé l’amour même
qu’il n’est plus resté
de moi-même
rien que les doigts connectés au coeur
sans réfléchir
et si on
graissée avec des gens
la terre glisse sur une roue dentée
jaunissante
le temps pédale
pédale avec des millions de coeurs-
vapeur
dans une folle course
laisse une estafette en chaque
les mains dans sa poche
Dieu me (re)garde
Il sourit quand je pense
comment résoudre les problèmes
en connaissant déjà le résultat
mais Il joue avec ma façon d’être
aime toutes mes
Elle a mordu de moi comme d’une pomme mûre
A mordu avec appétit et m’a transmis l’appétit d’être mordu
Quand elle manque je me mords moi-même comme je mordrais une pomme
Mûre
Et je ne me
cette cage dont on ne voit jamais
les grilles
derrière les yeux du ciel
nous porte comme des oiseaux
on se balance sous le souffle
du temps
nous pouvons voler jusqu’aux limites
avec des
elle a une robe noire
les yeux noirs le sourire noir
sur son chapeau un malheureux
corbeau
et n’hésite jamais
à se faire des amis
quand elle s’ennuie
passionnément
elle aime la vie
en