une femme sort de moi
des pensées de soie noire sur sa tête
prend un chemin de chagrin un carrefour et
une solitude tout autour
un silence inconnu la suit
comme un chien
on n’a jamais connu la France
la France de la comédie humaine
des misérables
des fleurs du mal
on n’a jamais vu la France du roi soleil
de napoleon
de richelieu et mazarin
de cette
l’horloge de la ville
jacasse en deux langues
touristiques promenades
sur le cadran de la mer
il déchire le temps
dans de minces tranches
commes des gouttières
pour les yeux
avec
je ne sais pas comment vous le dire
je suis ainsi
pas grand-chose à déduire
et j’ai un T de plus
que quelques-uns coupent avec
leur regard
la taste
leur naïveté
les uns m’ont dit qu’il
la mort est une flèche
sortie de l’arc
elle habite un carquois
jamais seule
aiguise des flèches
comme des réserves
pour des jours noirs
la mort a elle aussi une âme
la mort a elle aussi des
plus qu’autrefois
l’automne s’érige en moi
sa main dans ma main
on se promène le lendemain
par le parc de la vie
une mouette étourdie
s’élance dans le ciel
aux yeux de miel
regarde-moi
le
mon adroit jour
fusiforme comme le petit ouragan
de mon âme qui passe
par les gens gris
laisse sa fumée de lilas
en vitesse prend leurs coeurs
leur mémoire cellulaire
on fait l’échange de
in the alien night town
my tofficky thoughts climb a wizard broom
for cleaning any cloud’s dust
sins smell metallic
people are not loaded with my full life’s spectrum
their soul’s fields are
mon matin maritime
se déroule devant mes yeux
comme un papier ancien
où la vie est écrite des ailes
des oiseaux enchaînés
ces lettres noires volent devant
mes yeux dessinant la mer
en
le mie piogge
con le loro facce tristi
i loro corpi liquidi
i loro cuori che battono le strade
della mia anima attraverso le mie ansie
oppressive in passi rapidi e
fredde tutte queste
mes pluies
avec leurs visages tristes
leurs corps liquides
leurs coeurs qui battent les rues
de mon âme traversant mes inquiétudes
accablantes en pas rapides et
froides toutes ces amies en gri
à l’esquive d’un coucher de soleil malaisien
la croyance
fortifiée réflexion des
significations plus profondes colonies possédées
taoïst le ciel brûle
les derniers pouvoirs du jour
à la
dans ma ville tous les hommes sont de neige
avec des manteaux blancs et des bonnets blancs
des brodequins blancs aussi
ils ne causent pas ne médisent pas
ils sont calmes et surtout ils se
leaves
my green thoughts in the air
in your minds
in the ideas body of the grass
covering their intimacy
in this haven of greenhouse
Terra is an Eve
that tempts the sun
(January, 25,
fear begins in the muscle of the night
like an intercostal pain
my winter moon draws my life and
freeze it in the icy nails
as an ancient underground map
my family tree tips branches
charged
ma voie,
une langue de terre
sortie de cette nuit de crème,
en plein brouillard,
je perds mes pensées -
mes oiseaux volant
au-dessus des lumières
prolongeant leurs ombres,
mes anges
con la sua faccia fredda la città dentro di me
porta con sé persone con idee
strade alberi uccelli in foglio del notte
tabacco
aria fumo e come
i sogni cercando
luna rossa
il mio
it is snowing with people inside me
snowflake by snowflake disappears into
my heart a wooden church
as a bell
God says something in his language and
all these people kneel pray
for my
with his cold face the town inside me
carries away people with ideas
streets trees birds in night tobacco
wrapper
the smoking air seems like
dreams looking for
the moon in red
my
le ore passano
con la tristezza nel braccio
di una velocità malata
io mi perdo di me
sulla strada
come un’immagine sbiadita
della vita
tutte le cose scompaiono
dov’è il bambino che mi
my snow soul shattered by
destiny
like a deserted sheet that
waits to be written on
this unpredictable meddler
casually clad
in a million thoughts
designing my ways into
the Palm icy
ce blanc me sépare de moi
une mer de glace comme
un désert de froid interminable
ici les chameaux las font leur suprême halte
Dieu sait ce qu’on trouve dans une âme iceberg
la chose sans
une arraignée ma nuit
ourdit mes rêves d’amour
en soi de neige
alentour
des fleurs de glace
une seule couleur l’espace
la lune comme une donzelle
errer comme aristote elle
disperse toute
il pleut ainsi démodé
au bord de la tristesse
voilà ma ville ancrée
il pleut d’une façon barrée
par-dessus d’une cigogne
jaunâtre phare touché
il pleut parfois sybillant
sur la