je reviendrai quand je pourrai oublier... pardonner...
(Ioan-Mircea Popovici)
........................
cette pécheresse-là
t’a tendu une poignée d’amour
elle seule connaît le mieux
ses péchés
il y
La plus grande illusion est de croire qu'il n'y a pas d'illusions.
Hermès Trismégiste
*
C'est notre imagination qui fait le tableau.
Eugène Delacoix
*
Ce n’est pas le doute, c’est la certitude
Épigraphe: attraper l’espace qui s’étend entre deux moments / et le promener à travers l’infini lentement (Ioan-Mircea Popovici – Lettres sur la plage)
mon frère a d’innombrables questions
tu ne sais pas ce qu’il veut dire traverser l’océan
voir ceux que tu aimes
parents
frères
sœurs
amis
pierres et croix...
et cet endroit-là que tu appelles
avec fierté et nœud dans la gorge
chez moi
à
approche-toi!
viens... voilà! prends-en un pamplemousse
(si tu veux, un citron et une orange),
déshabille-le, mets-le tout nu,
sois tendre et souriant,
tu verras sa profonde pulpe
et tout son
n'embobinez pas ma jeunesse,
elle est comme tous les remords...
ne me parlez pas de son mystère éphémère
et n'enveloppez pas les étoiles
dans l'ouate de l'attente et de la sagesse...
ne vous lamentez
je sais bien...
le painseau est un painseau
l’atelier, un atelier,
le chevalet, un chevalet,
même Adéla est ton modèle,
que je préfère le plus...
elle reste toujours figée
dans la lumière...
je
Si la mer menait sa vie dans un sablier
et nous deux flottions à la dérive
quelles seraient les chances de son bord
et combien d’idées aurait l’horizon
pour se rencontrer toi et moi
sans l’aide des
“Et voilà – disait monsieur l’enseignant –
en discutant, la vérité fait surface!”
et on discutait, et on disait, et on parlait,
moi, je disais si, et toi, tu disais peut-être,
et lui, il disait un
viens sur les traces de mes pas
tu te souviendras quelques
bonheurs
fragilités
nostalgies et silences
mais tu n’arriveras pas là où
elles mènent
tu seras étonné quand tu me trouveras
*
j’ai fait
I
Sur la dernière cosmo(a)gonie du narrateur principal
Il n’existait plus qu’un point
sur lequel certains avaient accroché une pendule.
Elle s’est balancée deux fois,
la troisième fois, rien.
Le
Si je retournais à la ligne de départ
(c’était une nuit blanche
quand tu es venu chez moi
boire du thé vert au jasmin),
j’y resterais tard... jusqu'à la fin des temps,
en se demandant, d’un regard
c’était un jour ordinaire de juillet
je suis entrée dans l’atelier
sur le chevalet était dessinée une craie
et tu m’as dit : c’est à toi
pour ton anniversaire
elle est magique
je l’ai prise et je
Abeille,
si j’étais toi
je pourrais diriger
le parfum du miel des fleurs du monde entier
vers toutes les papilles odorantes
des poètes au cœur printanier
bourdonnant de joie
effleuré de tendres mots
connais-tu un seul souvenir de mon enfance?
m’a demandé simplement andante...
moi, je t’ai tout raconté
en ordre désordonné
et non à ma volonté
mais bien à celuiqui
dont nous n’avons aucune
mon pays ce n’est pas un pays
c’est l’hiver (Gilles Vigneault)
regarde pour bien voir
comment il pourrait être
quand toi-même tu ne sais pas
où tu te trouves
et tu es rempli d’un désir fou et
Je suis attentif
à la façon dont la pensée fleurit,
dont les fleurs cherchent la lumière
et le fût de l’arbre
est pénétré de reconnaissance
pour tout le don de la racine...
(Ioan-Mircea
j’aime ton odeur de citron
et ton cœur chaud
la raison et ta façon de faire la cueillette
des pommes
la chanson style folk
que ton sang laisse s’entendre en moi
du lever au
j'ai rêvé que je ne dormais pas
quelqu'un couvrait mon âme
de mots de silence...
fais de tes limites
point de départ
moi, j'suis prêt
mon cœur était déchiré entre
cet automne et l'hiver d'il y a
C’était une fois, ça fait longtemps,
j’suis allée pieds nus jusqu'à l’empire de l’herbe,
mes pensées y prenaient l’odeur de foin fauché
et des milliers de fleurs se dépouillaient sur moi
en me
la terre passait ses épées à travers le feu et l’eau
le vieux errant s’arrêta calmement sur la côte bien qu’un
orage se déclencha et les êtres marins vivants
palpitaient effrayés...
on n’entendait
quelle est la couleur de ton cheval?
j’ai dessiné pour toi un cheval vert
qui porte sur son dos l’univers entier
je pense souvent à mon cheval
il est maintenant un ange... mon petit ange
saint et
j’suis heureuse
comme un printemps d’antan
autour d’un lac banal
la nuit était roi
le ciel plein de guirlandes blanches
laissant leurs ombres
se baigner dans le miroir de l’eau
en tout
jadis très tôt / le temps où à l’aide d’une pensée je bougeais les pierres
et j’ouvrais des fenêtres sans les toucher
la maison de l’enfance était dans le voisinage d’une forêt
dans un fourré vert
un