Tu navigues dans le sommeil
d\'un dauphin blanc
et je lis au fil de ton sang
les îles de sel qui naîtront à l\'aurore
du fond marin d\'un baiser.
Les ongles de ma tristesse
gravent sur
Tant de chants répétés
sillonent l\'espace
et personne
à les écouter.
Du silence aux paroles
il n\'y a pas de chemin -
rien qu\'un paysage
éphémère.
L\'ombre d\'une cigale
à
Mots au revers, douleur en extase
à la hauteur de l\'ombre en nous.
On sent l\'odeur et on pressent le goût de l\'amour
en luttant contre son propre sang
où poussent les jardins suspendus
à G.A.
Tu es venu de nulle part,
d\'un pays de songes et de sel,
d\'un sourire sans mémoire,
d\'une certitude de rêve,
ton nom inconnu
nage sur mes lèvres -
imprononçable
Abrí la puerta,
la puerta de la primavera,
sólo me queda franquear el invierno,
el camino tan corto de tí hacia mí,
el camino de tierra.
Abrí la puerta,
la puerta de la sombra,
la conozco,
Tus pestaňas de sombra cuentan a mis ojos
el delirio de la hierba
bajo el viento de la primavera.
Mi voz susurra a tu oreja
el vértigo del espacio abierto al infinito…
Escurro mi
Otoño que se aleja
a lo largo de las orillas
deja tu reloj de oro
cuando miro
la belleza irisada del mar.
Párate
en el grito de las gaviotas
en la madrugada
cuando bajo
hacia la
Cuando el viento cosecha
la última espiga del poniente
y de mis pestañas suspende su tibia puntilla,
tú te exilias en lo hueco de la piedra,
aún más lejos, detrás de mi mirada.
Sólo se
Escondo en mi corazón
el nombre de la ilusión,
pues no tengo la fuerza
para pronunciarlo –
quebrará el espejo
que me protege de mí-misma
y luego se pondrá
silencio para siempre.
Adivino
Automne qui fuit
le long des rivages
arrête ta montre d\'or
quand je regarde
la beauté irisée de la mer
Arrête-toi
dans le cri des mouettes
à l\'aube
quand je descends
vers la plage
Quand le vent moissonne
le dernier épi du couchant
et suspend à mes cils sa dentelle tiède,
tu t\'exiles dans le creux de la pierre,
toujours plus loin, derièrre mon regard.
Seuls les nuages
\"Muda, mi amiga,
sola en lo solitario de esta hora de muertes
y llena de las vidas del fuego,
pura heredera del día destruido.\"(1)
Entre ton sang et mon sang
s\'ouvrent les portes du
\"Puedo escribir los versos
más tristes esta noche.\"(1)
Tu es loin.
Les jardins nocturnes de tes désirs
s\'envolent vers la Voie lactée.
Mes poèmes n\'attendent plus l\'heure du
J\'ai ouvert la porte,
la porte du printemps,
il ne me reste qu\'à franchir l\'hiver,
le chemin si court de toi à moi,
la route de terre.
J\'ai ouvert la porte,
la porte de l\'ombre,
je la
L\'hiver vient et s\'en va,
la neige claire de ton regard
se fond et coule
dans les pétales blancs
des arbres fleuris.
Le froid vient et s\'en va,
tes doigts de givre caressent
les blés d\'or
Un sourire, un seul,
pour parler sans paroles
au désarroi, aux blessures,
aux brûlures, à l\'inquiétude,
à l\'indifférence, à la plainte,
à l\'ignorance, à la conscience,
à l\'inertie, à
Ce sera une lettre simple et vraie,
sans questions ni réponses,
car \"Pour celui qui croit,
il n\'existe pas de question
et pour celui qui ne croit pas,
il n\'existe pas de
Poème, s\'il faut te sauver
reponds-moi jusqu\'au fond de ma peur
qu\'est-ce que j\'ai fait
de ta beauté, de ton reflet
de ton esprit, de ton étincelle
dans le noir de ma faute
de mon
Je cache dans mon coeur
le nom de l\'illusion,
car je n\'ai pas la force
de le prononcer -
il brisera le miroir
qui me protège de moi-même
et puis deviendra
silence à jamais.
Je devine le
Ton corps est la pluie
que je bois
goutte à goutte
Ma soif roule sur ta peau
en écoutant le murmure
de tes doigts
Ma soif de toi
respire le parfum sauvage
de tes cheveux
et devine sur ton
Je ne connais pas
les secrets de ta langue
pour faire de toi un poème
dans la douceur de la nuit
Je ne connais pas
le chemin des mots
je me perds, je m\'égare
au-delà de la poésie
Prends ma
Mon village carpatin
est un paysage plus vaste que l\'oubli
les vagues des forêts m\'emportent
l\'odeur du foin coupé
est l\'unique parfum
que mes sens acceptent
et le collier d\'églantines
J\'attends une lettre
qui ne vient pas
quelques mots
écrits de ta main
à travers l\'incohérence
du monde
ta main flottante
dissout les mots
d\'encre, de verre
de sable, de
Je ne sais.
Que faire de moi?
Couler vers toi
comme un fleuve
vers la mer?
Déborder?
Couvrir les distances?
Devenir eau dormante?
Ou l\'océan primordial
où la vie
est absente?
A