Survivre
au bord de ce
qui n\'est pas Toi
identité illimitée
aux frontières
infranchissables
aller toujours nulle part
poursuivre
la flèche du destin
veiller sur la flamme
qui
Zen
c\'est transcender
la dimension réelle des choses
toucher
la ligne floue
qui sépare sagesse et naïveté
franchir
ce bleu doux
voie et but à la fois
arriver soudain
au
Les peuples du désert
ont la coutume
de prendre trois tasses de café
toujours
la première
douce comme l\'amour
la deuxième
amère comme la vie
et la troisième
forte comme la
Seul
au seuil de l\'automne
l\'érable rouge
veille à la porte
des songes hibernaux
.
La chevelure
innocente des bouleaux
s\'envole vers un horizon
imprécis
.
Lumière nourrie
de soleils
à Georges
Eté, paradis perdu
ta dernière pluie lave
les âmes encore vertes
des marronniers
la ville porte l\'empreinte de l\'eau
c\'est mon signe
c\'est bon signe
la flaque en forme de coeur
devant
Será una carta sencilla y verdadera,
sin preguntas ni respuestas,
pues « para el que cree,
no existen preguntas
y para el que no cree,
no existen respuestas. » (1)
Que hermoso es el escribirte
A l\'occasion d\'un Jour
d\'Automne
je t\'offre
la lueur d\'une châtaigne
que le vent fait tomber
mais les paroles d\'une Inconnue
sont une mer souterraine
fermée dans le coeur
de la
Illustration personnelle: Maria Magdalena Zahner (Mag)
J\'écoute
la transhumance des pluies
vers les espaces solaires
leur mélodie incessante
le déclic des gouttes
sur les feuillages jaunis
la
Tout commence
par un trait de lumière
qui dessine mon visage
tout finit
par un trait de nuit
dans mes yeux
et le morceau de passé
est une oeuvre achevée
photo en noir et blanc
presque impalpable
clin
Source lointaine
ou voix que j\'ignore
le murmure de l\'été
qui s\'en va
le long des rosiers
telle une guêpe de lumière
qui butine mon âme
s\'absorbe en lui
ressucite l\'attente
l\'entoure
à Olivier Deck pour son recueil \"Le chemin du silence\"
Mon ami lointain
l\'île c\'est toi
l\'île que tu cherches
par delà les mers
dans une goutte d\'irréel
de pluie ou de vin
dans
Au long des peupliers en vain
Je suis souvent passé,
Me connaissaient tous les voisins -
Mais tu m\'as ignoré.
Vers ta fenêtre qui brillait
Je regardais épris
Quand tout un monde
De quel ailleurs viens-tu
au milieu de mon insomnie
de printemps
à la lumière des arbres fleuris
à la lumière de mes poèmes
De quel paysage inconnu
mais pareil
à celui de ma mémoire
Rien
Fille des montagnes
j\'aime les fraises sauvages
mais tout en marchant
à travers l\'inconnu
j\'ai cueilli bien loin
de mon enfance
un autre fruit
plus doux que le désir
mon désir de
Pourquoi est-ce qu\'autour de moi
les chemins du chant
se sont effacés
et les mots se séparent
dans l\'inexprimable?
Quel bruit de pas
traverse ma pensée
et va atteindre la fin?
C\'est
La poésie n\'a plus besoin
d\'une plume
mais d\'un ordinateur.
Hébété d\'être publié si vite
parmi les reclames, spams,
étoiles, anges, papillons
click\'s avec la souris
le poète fait
Ecrire, séduire
les vents qui nous habitent
qui explosent
en mille étincelles mensongères
aériennes fluides telluriques
Le jeu se nourrit
de notre ambiguïté
la douleur d\'argile
Je suis là, indéfinissable
dans la lenteur des constellations
paisibles et nues
qui éclosent d\'une nuit incolore
à la surface de ton corps
que mes doigts prolongent
jusqu\'au sommet du
Le jeu une fois fini
l\'obscurité se déchire
les choses plongent
dans la transparence des sens
les douleurs bousculent
le vif de la parole
Ce sera mon silence
en sa couleur d\'encre
sur la
Que saurais-je de ton départ
à l\'heure où la mer résonnera
sur nos lèvres
écho abrupt salin
dans l\'épaisseur de la pierre
où sept anges déchus
inventent des poèmes insensés
Que saurais-je
à G.A.
Je promène mes mots légers
sur ta peau scintillante
autour d\'une église de murmures
où les roses et les tilleuls fleuris
embaument ma prière
Je prie pour toi
mes mains parcourent
le vertige
Je dessine sur une pervenche fleurie
les oiseaux transparents
qui nichent dans mon sang
les gouttes de rosée
qui puisent leurs incendies secrets
de tes doigts de givre
Je voile l\'absence