Poezie
Spasme d’accomodation
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J’ai reçu un diagnostic incertain
à cause duquel je n’ai jamais porté de lunettes.
Quelquefois mes yeux agrandissaient,
autrefois ils amoindrissaient,
de telle façon que le monde était trouble
et je ne voyais pas mon chemin,
errant n’importe où mon coeur me traînait.
Après un temps mon état a empiré :
j’ai commençé à reculer pour éviter les murailles,
frayant mon passage sur des sentiers étroits,
sur n’importe quelle artère de communication
à sens unique.
Je regardais rarement les gens dans les yeux,
craignant de les faire plus grands ou plus petits,
jusqu’un jour où je me retrouvais seule
devant le miroir
tandis que le ciel tombait sur moi
comme une brumeuse cararacte.
Je n’étais pas encore aveugle.
J’ai verifié mon coeur,
je l’ai arraché de ma poitrine
puis enfermé dans l’étui à lunettes.
Chaque matin je le nettoie avec soin
seulement dans le sens horaire.
Je regarde par mon coeur
dans les jours ouvrables
de l’extérieur à l’interieur
et contrairement
dans les jours de fête.
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Despre aceasta lucrare
- Tip
- Poezie
- Cuvinte
- 166
- Citire
- 1 min
- Versuri
- 29
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Cum sa citezi
Cristina-Monica Moldoveanu. “Spasme d’accomodation.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/cristina-monica-moldoveanu/poezie/14031746/spasme-daccomodationComentarii (0)
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