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Portret Rosemonde Gérard

Rosemonde Gérard

(n. 5 Apr 1871)

"Naissance à Paris de Louise-Rose-Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard,le 5 avril 1871. Son parrain était le poète Leconte de Lisle et son tuteur"
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Calendrier

Janvier nous prive de feuillage ; Février fait glisser nos pas ; Mars a des cheveux de nuage, Avril, des cheveux de lilas ; Mai permet les

Rosemonde Gérard

Bonne année !

Bonne année à toutes les choses : Au monde ! À la mer ! Aux forêts ! Bonne année à toutes les roses Que l’hiver prépare en secret. Bonne année

Rosemonde Gérard

Les canards

Ils vont, les petits canards, Tout au bord de la rivière, Comme de bons campagnards. Barboteurs et frétillards, Heureux de troubler l’eau

Rosemonde Gérard

Azur au pays basque

C’est la saison divine et fraîche Où l’on croit tout ce qu’on vous dit ; L’air est bleu comme une dépêche, Le ciel bleu comme un paradis ; Le

Rosemonde Gérard

Éternelle chanson !...

Éternelle chanson ! Printemps ! Pâleur suprême ! Jardin sur un buisson ! Nuit sur un chrysanthème ! Fleur ! Étoile ! Pinson ! Et le don de

Rosemonde Gérard

La grenouille

La grenouille chante au bord de l’étang, Qui, sous un rayon de lune tremblote ; Dans le crépuscule où du rêve flotte, C’est un chant très doux et

Rosemonde Gérard

Voyage en Espagne

Beauté divine des nuages… Ah ! comment dire la couleur De ce miraculeux voyage Qui mêla mon cœur à ton cœur ! C’était rose, royal,

Rosemonde Gérard

Les peupliers

Les grands peupliers longent le ruisseau ; Et vont, d’un air grave, Reverdis à neuf par le renouveau Qui fait l’air suave. Un par un, faisant

Rosemonde Gérard

La tortue

Tortue, ô ma petite sœur, Moi, je sais que tu suis un rêve, Dans le gazon gonflé de sève, Dans le jardin qui sent la fleur. Tous ceux qui n’ont

Rosemonde Gérard

Départ

Vraiment, mon départ te rend triste ? Et ton front s’en est obscurci ? Et tu me dis que rien n’existe Lorsque je m’en vais loin d’ici

Rosemonde Gérard

Recette pour faire une chanson d’amour

Pour faire une chanson nouvelle, On peut demander à l’oiseau Le secret d’une ritournelle Et le mystère d’un scherzo ; On peut aussi prendre une

Rosemonde Gérard

Dernière chanson

Il faut bien peu de chose Pour travailler : Une plume, une rose, Un encrier, Un rêve qui se pose Sur le papier… Il faut bien peu de chose Pour

Rosemonde Gérard

Ceci est mon testament

Je vous laisse, Ami cher, cette frivole estampe Que vous aviez trouvé me ressembler beaucoup ; La mèche de cheveux qui frisait sur ma tempe, Le

Rosemonde Gérard

Le rouge-gorge

Dans un joli bois de chez nous, Un bois d’églantiers et de houx, Il y avait encore Un de ces oiseaux merveilleux, Vert, jaune, rouge, orange

Rosemonde Gérard

Calendrier

Janvier nous prive de feuillage ; Février fait glisser nos pas ; Mars a des cheveux de nuage, Avril, des cheveux de lilas ; Mai permet les

Rosemonde Gérard

Le dernier rendez-vous ou L\'éternelle chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs, Au mois de mai, dans le jardin qui

Rosemonde Gérard

Pourquoi je t’aime

Pourquoi je t’aime ? Hélas ! mon cœur Voudrait comprendre son délire : C’est peut-être à cause d’un pleur ? Peut-être à cause d’un sourire

Rosemonde Gérard

La première feuille d’automne

La première feuille d’automne Est la moins légère à porter Pour l’arbre vert qui s’en étonne Et l’air bleu qui la sent tomber. Malgré le mal

Rosemonde Gérard

Sur une plage

1 Le soleil luit comme un carabe. Le ciel est aussi bleu qu’hier. La brise apporte une syllabe. Un grand oiseau nage sur l’air. Tracés par

Rosemonde Gérard

L’églantine

Nous avions en courant descendu la colline… Sur un buisson foncé luisait une églantine, Mélancolique fleur sans parfum, ni rayons, Qui n’arrête

Rosemonde Gérard

Le jardin vivant

Quand je n’étais encore au monde qu’une enfant Qui vivait au jardin et croyait au feuillage, J’allais souvent revoir, dans un jardin vivant, Tous

Rosemonde Gérard

Le Martin-Pêcheur

Du temps que, sur les eaux, toutes choses vivantes Vivaient dans l’Arche de Noé : Les femmes, les bergers, les animaux, les plantes, On eut besoin

Rosemonde Gérard

Le potager

Les oiseaux commençaient leur musique légère ; Les arbres échangeaient les premiers hannetons ; Et l’on voyait au loin passer une bergère Qui

Rosemonde Gérard

Instants. XXII

« La même chose… car, en moins d’une seconde, Voici que ce jardin est devenu le monde… La même chose… car voici que chaque instant N’est plus

Rosemonde Gérard

Un cœur et une chaumière

Que faut-il pour être heureux ? Un cœur et une chaumière. C’est ce que l’on fait de mieux Dans les rêves de la terre. Les châteaux sont trop

Rosemonde Gérard

Rosemonde

Rosemonde, mère si jeune de mon opère, Je revois le portrait où vous étiez en noir : Vous étiez si jolie, ô ma blonde grand’mère, Que, devant ce

Rosemonde Gérard

L’hirondelle

Je marchais… je cherchais quelque doux raccourci Pour, au clocher voisin, arriver la première. Le vieux berger, au front plus jaune qu’un

Rosemonde Gérard

La biche des bois

Les chasseurs sont absents ; la triste voix du cor N’est plus, au fond des bois, qu’un écho de fanfare ; Plus de galop brutal, de cheval qui

Rosemonde Gérard

La rose de Saadi

Et toi, Fleur dont les mots étaient l’ardent feuillage, Et dont les bras tremblaient comme des arbrisseaux ; Toi qui prenais toujours un rêve pour

Rosemonde Gérard

Le pinson

À qui parle-t-il, le pinson, Lorsqu’il dit : « Vite… vite… vite… » À la journée ? à la saison ? Au cœur d’or de la marguerite ? Veut-il dire

Rosemonde Gérard

Les mimosas

L’autre matin, sous la feuillée, De soleil rose ensoleillée, Je rêvais à toi, - tu passas ! Et je vis à ta boutonnière, Penchant ses graines de

Rosemonde Gérard

Prière

Seigneur, pardonnez-moi. Parmi l’avoine grise, J’ai trop aimé les soirs, les fleurs, et les fourmis ; Je préférais, aux lys d’argent de votre

Rosemonde Gérard

Paris

Paris ! c’est l’esprit, c’est la grâce, C’est un refrain, c’est un couplet. C’est l’éternité sur l’espace, C’est l’heure sur un bracelet. C’est

Rosemonde Gérard

Le crapaud

Perdrix dont le cœur se tracasse En longeant le pré de colza, Aronde dont le chant se casse Sitôt que le vol se posa, Lézard dont le rayon

Rosemonde Gérard

Les coucous

Une nuit, lorsque les hiboux Dorment dans un arbre paisible, Le printemps, d’un doigt invisible, Dans l’herbe plante les coucous. Aux pieds des

Rosemonde Gérard

Paysages

Réveil des cœurs, réveil des plantes ; Muguets retenus par un fil ; Ruisseau qui court, arbre qui chante… Paysage d’avril ! Soleil qui danse et

Rosemonde Gérard

L’amour

On peut, dans un amour, garder la foi profonde, La volupté du soir et la fraîcheur du jour : Mais ce n’est qu’au début magique de l’amour Qu’on

Rosemonde Gérard

L’abeille

Le savant gribouri, qu’on nomme « secrétaire », Sait écrire son nom sur la vigne du mur ; La fourmi fait courir des couloirs sous la terre ; Le

Rosemonde Gérard

Madame la Pie

Madame la Pie, on vous salue. Ne nous faites pas les mauvais yeux ; Vous qui voyagez, si bien vêtue De noir et de blanc, sur les ciels

Rosemonde Gérard

Le dernier papillon

Quand ne chante plus le grillon Et qu’on est avant dans l’automne, Quelque matin gris l’on s’étonne De voir un dernier papillon. Plus d’or,

Rosemonde Gérard

Sabine Sicaud

Douze ans... Une petite fille... Un jardin... du soleil... des fleurs... Et chaque instant léger qui brille Semble rimer avec

Rosemonde Gérard

Le roitelet

Dans un grand arbre, un roitelet Chante sa chanson la plus pure… L’arbre semble un cœur qui parlait. Et le chant semble une verdure. Est-ce,

Rosemonde Gérard

Le cimetière

Le cimetière est un jardin Rempli de fleurs et de lumière ; Le jasmin fleurit sur la pierre, L’oiseau chante sur le jasmin ; Mais que le

Rosemonde Gérard

La chaumière

La chaumière, dans le bosquet, Se coiffe d’un chapeau de paille. Parmi les arbres en bouquet On peut voir sa blanche muraille, Et l’or de son

Rosemonde Gérard

Paysage

Un cimetière et des troupeaux, C’est ce qu’on voit sur l’autre rive. Les arbres, de verdure vive, Semblent faits avec des copeaux. Côte à côte

Rosemonde Gérard

Le brin d’herbe

Quand, sur un gazon mensonger, Trop près d’un gouffre on se hasarde, Les gens vous disent : « Prenez garde ! » Et l’on évite le danger. Ah !

Rosemonde Gérard

Le sommeil

Tout s’endort à son tour : le nuage et la branche, La fleur, à l’instant même où respire le fruit, La semaine, aussitôt que sonne le

Rosemonde Gérard

Le myosotis

« Plus je vous vois, plus je soupire » Dit une fleur qui sait parler… Et je t’offre, avec mon sourire, Des yeux qui t’ont toujours aimé. «

Rosemonde Gérard

La harpe de madame de Genlis

Comtesse aux yeux dorés, je l’ai toujours connue Cette harpe ; elle était près de votre portrait, Chez mon père ; et, déjà, sa langueur

Rosemonde Gérard

La Princesse lointaine

L’amour aux magnifiques flammes Dirige la nef sur les flots, Et c’est encor l’amour qui rame Avec le cœur des matelots ; Tout autour du frère

Rosemonde Gérard

Le bouquet

Et vous m’apporterez des fleurs… oh ! pas en perle Et pas de gerbe riche au feuillage important ! Mais, imprégné d’un chant de fauvette ou de

Rosemonde Gérard

Une rose

Cette rose vivait au-dessus du jardin, N’ayant, sur son front pur, qu’une âme pour aigrette, Et ne comprenant rien à la foule secrète Qui se

Rosemonde Gérard

Le passé

Ô Passé, miroir bleuâtre, Qu’il ne faut pas trop pencher ; Pauvre drame de théâtre Qu’on ne peut plus retoucher… Le jardin avait des

Rosemonde Gérard

La tendresse

Miraculeux printemps dont l’automne est si triste, Le plus beau sentiment, non, ce n’est pas l’amour ; Pas l’amour faible et fou, l’amour aveugle

Rosemonde Gérard

Le saule pleureur

Saule ! Frisson du paysage ! Obéissance au vent du soir ! Rêve penché sur un miroir ! Cheveux qui se croient du feuillage… Faiblesse qu’un ciel

Rosemonde Gérard

L’hôtel du Clair de Lune

Fermé le jour, ouvert la nuit, Et gardant son luxe inouï Pour ceux qui n’ont pas de fortune, On peut toujours s’y reposer ; Et l’on paie avec des

Rosemonde Gérard

Le jardin

Olympio pleurait parmi le paysage, Parce que les rameaux lui rappelaient soudain D’immenses papillons dans de petites mains Et d’éclatants cheveux

Rosemonde Gérard

Ivory

À ma Mère Ivory, cher petit village, Où ma mère, au bord d’un ruisseau, Regardait son jeune visage Et causait avec les oiseaux ; Ivory, doux

Rosemonde Gérard

La chanson du nuage

Fait de brouillard et de lumière Entre le matin et le soir, Lorsqu’il se penche sur la terre Le nuage n’est qu’un miroir. Il voudrait bien,

Rosemonde Gérard

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