Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
Automne
Odeur des pluies de mon enfance Derniers soleils de la saison ! À sept ans comme il faisait bon, Après d\'ennuyeuses vacances, Se retrouver à la
HÉLÈNE
Je t\'atteindrai Hélène À travers les prairies À travers les matins de gel et de lumière Sous la peau des vergers Dans la cage de pierre Où ton
Quatre poèmes d’amour à Hélène
Comme un fleuve s\'est mis À aimer son voyage Un jour tu t\'es trouvée Dévêtue dans mes bras Et je n\'ai plus songé Qu\'à te couvrir de
L’amitié
Qu’est-ce qui se passe ici si tard ? Un chemin creux n’est pas un boulevard ! - C’est un ami des temps anciens Voyageur seul et sans bagage -
Pourquoi n’allez-vous pas à Paris ?
- Pourquoi n’allez-vous pas à Paris ? - Mais l’odeur des lys ! Mais l’odeur des lys ! - Les rives de la Seine ont aussi leurs fleuristes -
LA MAISON D\'HÉLÈNE
II a suffi du liseron du lierre Pour que soit la maison d\'Hélène sur la terre Les blés montent plus haut dans la glaise du toit Un arbre vient
La blanche école où je vivrai...
La blanche école où je vivrai N\'aura pas de roses rouges Mais seulement devant le seuil Un bouquet d\'enfants qui bougent On entendra sous les
17 juin 1943
Tu étais la présence enfantine des rêves. Tes blanches mains venaient s\'épanouir sur mon front Parfois dans la mansarde où je vivais alors Une
Le coquelicot
Toi qui fus le chant de la plaine La fraîche tentation des blés L’amande douce des cocardes Au loin la crête des clochers Ô fleur des temps à
Le jardin de Grignon
Pour atteindre le ciel À travers ce feuillage Il faut que tous les yeux Se soient réunis là Je dis les yeux d’enfants Pareils à des
Des oeufs dans la haie
Des œufs dans la haie Fleurissent l\'aubépine Voici le retour Des marchands forains Et qu\'un gai soleil Pailleté d\'or fin Éveille les
L\'étrange douceur
Comme un oiseau dans la tête Le sang s\'est mis à chanter Des fleurs naissent, c\'est peut-être Que mon corps est enchanté Que je suis lumière
Chambre de la douleur
La porte est bien fermée Une goutte de sang reste encore sur la clé Tu n\'es plus là mon père Tu n\'es pas revenu de ce côté-ci de la
Sainte-Reine-de-Bretagne…
Sainte-Reine-de-Bretagne En Brière où je suis né À se souvenir on gagne Du bonheur pour des années ! Est-ce toi qui me consoles Lente odeur
Les paroles de l’amour
Toute ma vie et c’est bien peu si l’on regarde Avec des yeux d’avant la Terre la lucarne Où s’égosille un ciel de crin qui n’en peut plus D’être
Les fusillés de Châteaubriant
Ils sont appuyés contre le ciel Ils sont trente appuyés contre le ciel Avec toute la vie derrière eux Ils sont pleins d\'étonnement pour leur
Toujours
Tu peux bien m\'enfermer Dans la neige et les fleurs, Me défendre d\'aimer Une saison nouvelle. Je regarde le ciel Et je te porte en moi. Tu
Déclaration d’amour
Je t’aime Je te tiens à mon poing comme un oiseau Je te promène dans la rue avec les femmes Je puis te rouer de coups et t’embrasser Ô poésie En
Les secrets de l’écriture
Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour
SAISONS DU COEUR
Je ne sais plus si c\'est ma joie Si c\'est ma peine Si dimanche commence ou finit la semaine Il est trop tard On parle de l\'amour Et toujours
Je m’évade…
Je m’évade Sous les coquilles rompues du soir Avec mon sac d’étoiles dans ma poche, Ma fronde à tuer les heures Et mon sifflet de merisier, En
Anthologie
Max Jacob ta rue et ta place Pour lorgner les voisins d’en face ! Éluard le square ensoleillé Un bouquet de givre à ses pieds ! Jouve !
Femmes d\'Ouessant
Un soir de pauvreté comme il en est encore Dans les rapports de mer et les hôtels meublés Il arrive qu\'on pense à des femmes capables De vous
La liberté
Embarquez-la comme une esclave blanche Pour une île Et laissez-la aux indigènes sur la plage Décoiffée seule Avec un pauvre corsage Ou perdez-la
Encore l’enfance
Mon Dieu c’est peut-être parce que je suis toujours avec les enfants comme l’un des leurs À leur disputer leurs secrets leurs sanglots et leurs
La solitude
Avec une feuille tombée Avec le trop plein d’un seau Avec cette lampe aux œufs d’or Sur la desserte de la neige Quand il a bien fait froid
Je t’offrirai…
Je t’offrirai un beau gâteau de ciel Ô mariée d’équinoxe ! Et vous conterai à tous Des guerres civiles d’étoiles, La capture d’un oiseau
L’amour
La double pêche de tes seins Dans la coupe de la journée Voici que ton ventre se lève Entre les branches du figuier Que la chambre se met à
Tout amour
Ah ! pauvre père ! auras-tu jamais deviné quel amour tu as mis en moi Et combien j’aime à travers toi toutes les choses de la terre ? Quel
Art poétique
Quand ce sera la nuit Et toi tout seul dans une vieille limousine Quelque part sur une route de forêt Quand ce sera la nuit noire Ô mon Poète aie
La tristesse
Embarqués dans le train de nuit qui ne s’arrête jamais Sans avarie possible de machine sans espoir D’entendre battre au loin une petite gare Ses
Louisfert
Pieds nus dans la campagne bleue, comme un Bon père Qui tient sa mule par le cou et qui dit des prières Je vais je ne sais rien de ma vie je
Les amis de Rochefort
Le ciel et le grand air La flamme du clocher dégagée du tonnerre La place de l’église Les pelouses du toit jonchées de pierres grises Une table
Destin du poète
Le soir qui bouge son oreille Comme un vieil âne abandonné Le dernier corset d\'une abeille Oublié sur la cheminée La cloche triste de
Parle bas…
Parle bas La bouche pleine de soleil et de laine Il est temps La terre s’ouvre les veines Les hommes attellent leurs bras Pour vivre On attend
Le chant du prisonnier
Ô signes par-dessus le Rhin Soleil et vignes Pampres des mains Mon poing lourd retombé Sur sa haine Pas de larmes Mais pour décor Cette
La beauté
Quand la croix fut enfin dressée Que fut visible Son Visage Soldats et sergents retirés Un peu à l’écart pour souffler En vérité dit une
Pour un cheval
Cheval pour avoir dit l’amour tu as une âme Lève haut tes belles jambes comme les femmes Tu passes à travers le ciel et l’abat-jour Tu fais le
23 avril 46
Mon amour ! Il y aura demain quatre ans Que nous sommes dans cette même chair Quatre ans que je promène à la surface de ton corps Les lourds
Prière d’insérer
Si je suis né c’est à la vague À la molle et blanche vague À la chanson de la mort lente À la douceur des terrains vagues Au grand soleil qui
La bête humaine
Je me suis fait tes yeux Pour t’aimer davantage Pour être près de moi Tu manges dans ma main Cette ombre est à nous deux Voici le
5 Quai Hoche
La nuit La ville morte Et la clé sur la porte Les malles closes Derrière ce mur tant de choses Qu’on n’emporte pas Tout ce qui perce encore le
La poésie
Je te cherche sous les racines de mon cœur Comme un enfant à l’intelligence retardée qui a peur D’entrer dans l’eau qui parle seul et fait bouger
Entre Louisfert et Saint-Aubin
Entre Louisfert et Saint-Aubin-des-Châteaux Il y a un ruisseau qu’on nomme le Néant On le traverse à pied sec Les yeux secs également Et l’on
Je t’attendais ainsi...
Je t’attendais ainsi qu’on attend les navires Dans les années de sécheresse quand le blé Ne monte pas plus haut qu’une oreille dans
Parle bas…
Parle bas La bouche pleine de soleil et de laine Il est temps La terre s’ouvre les veines Les hommes attellent leurs bras Pour vivre On attend
