MIRON Gaston›Poezii
(0 texte)Gaston Miron, poète quebecois est né le 8 janvier 1928 à Sainte-Agathe-des-Monts, village des Laurentides, montagnes au nord de Montréal.. Vers l'âge Biografia completă →
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Texte în alte limbi:
La route que nous suivons
À la criée du salut nous voici armés de désespoir au nord du monde nous pensions être à l\'abri loin des carnages de peuples de ces malheurs de
Au sortir du labyrinthe
Quand détresse et désarroi et déchirure te larguent en la brume et la peur lorsque tu es seule enveloppée de chagrins dans un monde décollé de la
Retour à nulle part
Partir de rien, parce qu’on n’est rien d’autre alors, où est-ce qu’on va, qu’est-ce qu’on fait errant en ce peuple, et dans sa langue errante ce
Ce monde sans issue
Pleure un peu, pleure ta tête, ta tête de vie dans le feu des épées de vent dans tes cheveux parmi les éclats sourds de béton sur tes parois ta
La corneille
Corneille, ma noire corneille qui me saoules opaque et envoûtante venue pour posséder ta saison et ta descendance Déjà l’été goûte un soleil de
LE CAMARADE
Camarade tu passes invisible dans la foule ton visage disparaît dans la marée brumeuse de ce peuple au regard épaillé sur ce qu\'il voit la
Chaque jour…
Chaque jour je m\'enfonce dans ton corps et le soleil vient bruire dans mes veines mes bras enlacent ta nudité sans rivages où je déferle pareil à
Nature vivante
Le vent rend l’âme dans un amas d’ombre les étoiles bourdonnent dans leurs feux d’abeilles et l’air est doux d’un passage d’écureuil tu déjoues le
L’héritage et la descendance
Et ce fut lorsqu’il vint un oiseau d’éternité qui longtemps se changea en crépuscule aujourd’hui cet oiseau avec la mémoire venue
Demain, l’histoire
Triste pareil à moi il ne s’en fait plus je regarde ce peuple qui va bientôt mourir triste ainsi qu’il n’est plus possible de l’être
L’ombre de l’ombre
La mort trébuchera dans sa dernière moisson nous ne sommes plus qu’un dernier brin d’herbe en tête-à-tête avec la vie puis le monde n’est plus
Fragment de la vallée
Pays de jointures et de fractures vallée de l’Archambault étroite comme les hanches d’une femme maigre diamantaire clarté les échos comme des
Foyer naturel
Ma belle folie crinière au vent je m\'abandonne à toi sur les chemins avec les yeux magiques du hibou jusque dans les fins fonds du mal
Le quatrième amour
Pour parler de toi à mes côtés je retrouve ma voix pêle-mêle la lévitation de ma force et les jeux qui ne sont pas faits Par ces temps nous
En Outaouais
Terre encore, terre éprise ! les hauteurs de la nuit s’éloignent dans l’aura des montagnes violettes… et d’entre les neiges tes os à fleur de
Chagrin
Le temps et l’avalanche hiver comme un mort qui bleuit la sainte folie reste écrouée dans ma face hurlante et baignante en bruits de fleurs de
Oh secourez-moi !
Oh secourez-moi les mains amicales Chassez de moi les noctambules de mes solitudes Conjurez les tourmentes où mon âme est leur proie rouge Des
En Archambault
Cette terre dans mes épaules cette branche qui dans ma voix bruit c’est déjà, et encore l’hiver ! sa nuit de merveille et de misère noire dans le
Conjuration au destin
I J’en sais trop dans mon âge pour ne pas dire ce qui vient les origines sont menacées par ce qui foudroie l’avenir nous entrons dans
LISBONNE
Mais là où je vais dans l’éphémère de grâce et d’amitié laissez-moi en l’absence gardez-moi en elle parcourant les rues comme
ROME
Lorsque je suis à Rome, de tout temps je vois déambuler Monsieur Jannini. À Rome, chacun est dans son siècle qui sur sa place devant sa
TGV LYON
À Lyon, parmi toutes sortes de pas perdus les miens me déportant à la hauteur de ce banc de gare où elle est assise mais la cohue m’emporte et sur
PADOUE
Les choses sont loin, les êtres, le monde toujours plus loin en avant dans les régions obscures de l’âge Mais un jour vous marchiez près de moi
Une génération
Ô mes camarades Je vous écris pour vous parler à hauteur de sol Je laisse errer sur vous mon haleine de fleuve libéré des glaces Je ne chante
