Chagrin
de MIRON Gaston(2010)
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Mediu
Le temps et l’avalanche
hiver comme un mort qui bleuit
la sainte folie
reste écrouée
dans ma face hurlante et baignante
en bruits de fleurs de givre
la vie se vide
et dans l’enclos du chagrin
les bêtes à cornes
haleine rompue repassent
(Gaston Miron, « Six courtepointes, 1954-1975 »,
in L’homme rapaillé)
