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Souvenir

Son image, comme un songe Partout s’attache à mon sort; Dans l’eau pure où je me plonge Elle me poursuit encor : Je me livre en vain,

Marceline Desbordes-Valmore

Les roses de Saadi

J\'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j\'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n\'ont pu les

Marceline Desbordes-Valmore

Je vous écris

Je vous écris à l’ombre du mystère Puisque s’écrire est se parler tout bas; Mais je l’avoue, en ce lieu solitaire, Tout est tranquille et mon cœur

Marceline Desbordes-Valmore

Les séparés (N\'écris pas...)

N\'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m\'éteindre. Les beaux étés sans toi, c\'est la nuit sans flambeau. J\'ai refermé mes bras qui ne

Marceline Desbordes-Valmore

Le premier amour

Vous souvient-il de cette jeune amie, Au regard tendre, au maintien sage et doux ? À peine, hélas ! Au printemps de sa vie, Son coeur sentit

Marceline Desbordes-Valmore

Amour

« Trop faibles que nous sommes; C’est toujours cet amour qui tourmente les hommes. » André Chénier. Ce que j’ai dans le cœur, brûlant comme

Marceline Desbordes-Valmore

Sans l’oublier

Sans l’oublier, on peut fuir ce qu’on aime, On peut bannir son nom de ses discours, Et, de l’absence implorant le secours, Se dérober à ce

Marceline Desbordes-Valmore

Rêve d\'une femme

Veux-tu recommencer la vie ? Femme, dont le front va pâlir, Veux-tu l\'enfance, encor suivie D\'anges enfants pour l\'embellir ? Veux-tu les

Marceline Desbordes-Valmore

Cigale

\"De l\'ardente cigale J\'eus le destin, Sa récolte frugale Fut mon festin. Mouillant mon seigle à peine D\'un peu de lait, J\'ai glané

Marceline Desbordes-Valmore

La jeune fille et le ramier

Les rumeurs du jardin disent qu\'il va pleuvoir ; Tout tressaille, averti de la prochaine ondée : Et toi qui ne lis plus, sur ton livre

Marceline Desbordes-Valmore

L’exilé

« Oui, je le sais, voilà des fleurs, Des vallons, des ruisseaux, des prés et des feuillages; Mais une onde plus pure et de plus verts

Marceline Desbordes-Valmore

Avant toi

Comme le rossignol qui meurt de mélodie Souffle sur son enfant sa tendre maladie, Morte d\'aimer, ma mère, à son regard d\'adieu, Me raconta son

Marceline Desbordes-Valmore

Le rossignol aveugle

Pauvre exilé de l\'air ! Sans ailes, sans lumière, Oh ! Comme on t\'a fait malheureux ! Quelle ombre impénétrable inonde ta paupière ! Quel deuil

Marceline Desbordes-Valmore

Les roses

L\'air était pur, la nuit régnait sans voiles ; Elle riait du dépit de l\'amour : Il aime l\'ombre, et le feu des étoiles, En scintillant,

Marceline Desbordes-Valmore

Une lettre de femme

Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ; J\'écris pourtant, Afin que dans mon coeur au loin tu puisses lire Comme en partant. Je ne

Marceline Desbordes-Valmore

La vie

Nuage, nuage, Beau passant de l’air, Roulé dans l’orage, Fendu par l’éclair ; Couves-tu des flammes Dans ton flanc vermeil ? Portes-tu les

Marceline Desbordes-Valmore

Un billet de femme

Puisque c\'est toi qui veux nouer encore Notre lien, Puisque c\'est toi dont le regret m\'implore, Ecoute bien : Les longs serments, rêves

Marceline Desbordes-Valmore

Le ver luisant

Juin parfumait la nuit, et la nuit transparente N\'était qu\'un voile frais étendu sur les fleurs : L\'insecte lumineux, comme une flamme

Marceline Desbordes-Valmore

Qu’en avez-vous fait ?

Vous aviez mon coeur, Moi, j\'avais le vôtre : Un coeur pour un coeur ; Bonheur pour bonheur ! Le vôtre est rendu, Je n\'en ai plus

Marceline Desbordes-Valmore

L’esclave et l’oiseau

Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d\'esclavage ! Tu n\'as que trop pleuré ton élément,

Marceline Desbordes-Valmore

Le papillon malade

Apologue Las des fleurs, épuisé de ses longues amours, Un papillon dans sa vieillesse (Il avait du printemps goûté les plus beaux

Marceline Desbordes-Valmore

Un arc de triomphe

Tout ce qu\'ont dit les hirondelles Sur ce colossal bâtiment, C\'est que c\'était à cause d\'elles Qu\'on élevait un monument. Leur nid s\'y

Marceline Desbordes-Valmore

La sincère

« Ah ! c’est vous que je vois Enfin ! et cette voix qui parle est votre voix ! Pourquoi le sort mit-il mes jours si loin des vôtres ? J’ai tant

Marceline Desbordes-Valmore

Le grillon

Triste à ma cellule, Quand la nuit s\'abat, Je n\'ai de pendule Que mon coeur qui bat ; Si l\'ombre changeante Noircit mon séjour, Quelque

Marceline Desbordes-Valmore

Fileuse

Le ciel est haut, la lune rouge et pleine; Le tisserand chante à manquer d’haleine; La terre tourne et travaille tout bas; Et mon fuseau

Marceline Desbordes-Valmore

Les fleurs

Oh ! de l'air ! des parfums ! des fleurs pour me nourrir ! Il semble que les fleurs alimentent ma vie ; Mais elles vont mourir.... Ah ! je leur

Marceline Desbordes-Valmore

La fileuse et l’enfant

J’appris à chanter en allant à l’école : Les enfants joyeux aiment tant les chansons ! Ils vont les crier au passereau qui vole ; Au nuage, au

Marceline Desbordes-Valmore
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