Jules Supervielle
(n. 16 Ian 1884)
" Jules Supervielle (1884-1960) Poète, romancier et dramaturge français, auteur d\'une poésie très personnelle, hantée par"
Singurătate
Om rătăcit prin secole, Vei găsi tu vreodată un contemporan? Și acela care înaintează în spatele cactușilor înalți Nu are vârsta sângelui tău care
Solitude
Homme égaré dans les siècles, Ne trouveras-tu jamais un contemporain? Et celui-là qui s\'avance derrière de hauts cactus Il n\'a pas
Texte în alte limbi:
Vivre encore
Ce qu\'il faut de nuit Au-dessus des arbres, Ce qu\'il faut de fruits Aux tables de marbre, Ce qu\'il faut d\'obscur Pour que le sang batte, Ce
L\'allée
- Ne touchez pas l’épaule Du cavalier qui passe, Il se retournerait Et ce serait la nuit, Une nuit sans étoiles, Sans courbe ni nuages. - Alors
Les amis inconnus
Il vous naît un poisson qui se met à tourner Tout de suite au plus noir d’une lampe profonde , Il vous naît une étoile au-dessus de la tête, Elle
Les chevaux du Temps
Quand les chevaux du Temps s’arrêtent à ma porte J’hésite un peu toujours à les regarder boire Puisque c’est de mon sang qu’ils étanchent leur
L\'Arbre
Il y avait autrefois de l\'affection, de tendres sentiments, C\'est devenu du bois. Il y avait une grande politesse de paroles, C\'est du
Attendre que la Nuit...
Attendre que la Nuit, toujours reconnaissable A sa grande altitude où n’atteint pas le vent, Mais le malheur des hommes, Vienne allumer ses feux
Descente de Géants
Montagnes derrière, montagnes devant Batailles rangées d\'ombres, de lumières, L\'univers est là qui enfle le dos, Et nous, si chétifs entre nos
Coeur
A Pilar. Il ne sait pas mon nom Ce cœur dont je suis l’hôte, Il ne sait rien de moi Que des régions sauvages. Hauts plateaux faits de
Prière à l\'inconnu
Voilà que je me surprends à t\'adresser la parole, Mon Dieu, moi qui ne sais encore si tu existes Et ne comprends pas la langue de tes églises
Un poète
Je ne vais pas toujours seul au fond de moi-même Et j\'entraîne avec moi plus d\'un être vivant. Ceux qui seront entrés dans mes froides
Nocturne en plein jour
Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux Dans l’univers obscur qui forme notre corps, Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux
Encore frissonnant...
Encore frissonnant Sous la peau des ténèbres Tous les matins je dois Recomposer un homme Avec tout ce mélange De mes jours précédents Et le peu
Supplique
O morts, n\'avez-vous pas encore appris à mourir Quand il suffit de fermer les yeux une fois pour toutes Jusqu\'à ce que disparaisse ce picotement
Je cherche autour de moi plus d’ombre et de douceur
Je cherche autour de moi plus d’ombre et de douceur Qu’il n’en faut pour noyer un homme au fond d’un puits. Encore un peu de noir, d’étoiles, de
Les yeux
Chers yeux si beaux qui cherchez un visage, Vous si lointains, cachés par d’autres âges, Apparaissant et puis disparaissant, Ah ! protégés de vos
Whisper in Agony
Ne vous étonnez pas, Abaissez les paupières Jusqu\'à ce qu\'elles soient De véritable pierre . Laissez faire le coeur, Et même s\'il
Ne tourne pas la tête...
Ne tourne pas la tête, un miracle est derrière Qui guette et te voudrait de lui même altéré : Cette douceur pourrait outrepasser la Terre Mais
L’âme
Puisqu’elle tient parfois dans le bruit de la mer Ou passe librement par le trou d’une aiguille Aussi bien qu’elle couvre une haute
Livrez vos mains aux miennes...
Livrez vos mains aux miennes, Ecoutez la rumeur : Nos âmes attardées Viennent de leurs frontières. Voici qu’elles se touchent. C’est l’ombre
Vivante ou morte ...
Vivante ou morte, ô toi qui me connais si bien, Laisse-moi t\'approcher à la façon des hommes Il fait nuit dans la pièce où tremble un
