Gatien Lapointe
(n. 18 Dec 1931)
"Poète, professeur et éditeur (Sainte-Justine-de-Dorchester, 18 décembre 1931 -- Trois-Rivières, 15 septembre 1983). Surtout connu pour son Ode au"
Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
Ode au Saint-Laurent (version intégrale)
Et je situerai l’homme où naît mon harmonie Ma langue est d'Amérique Je suis né de ce paysage J'ai pris souffle dans le limon du fleuve Je suis
Ode au Saint-Laurent, extraits
Ma langue est d'Amérique Je suis né de ce paysage J'ai pris souffle dans le limon du fleuve Je suis la terre et je suis la parole Le soleil se
Au ras de la terre
Assez du ciel du sable et des mots sans défaut Assez de l'illusion qui me voilait les yeux Montrez-moi le monde violent et très
Vie et mort
Coeur apatride et seul, Braise vive dans mon poing. Ô violent voyage d\'un mot ! Je n\'ai rien appris, Je n\'ai rien compris que cet
L\'espérance du monde
Le jour commençait à grandir Chacun reconnaissait son visage son paysage En secret chacun parlait de vivre et d\'aimer Nous avons recouvert
Le vaisseau du soleil
Et c’est d’un mot très haut l’orée d’une île et des herbes. J’émerge vaisseau à sept soleils parmi le rêve des dieux, Tout l’or et le bleu
L’arbre de printemps
Quel est le premier mot du feuillage de l’homme Où le froment vert de ma solitude Et l’avril nu sur le flanc de la femme Je suis sous
Corps à corps
De nouveau je prends la route de gauche. J’ouvre à nouveau les yeux, les mains, Et retentis au plus près de l’oracle. Me souviendrai-je d’un
Face à face
La nuit, j’aime, l’air ouvre ses paupières, Ma solitude montre son visage. Quel est le nom de ce pays où je pénètre ? Est-ce moi-même ? est-ce
Un seul mot une seule maison
Tu as mis dans mon cœur un présent immortel Un seul mot éclaircit l’ombre sur tes chevilles J’accompagnerai ce feuillage Qui monte à l’assaut de
Poèmes en feu
Ruines de mes idoles Frayeur de mon espoir insensé Je sens la terre et le ciel vibrer en moi Tous les hommes habitent ensemble Les portails
Impérissables lotus
Les pieds lourds de mémoire Tu rôdes dans les ravins feutrés de mon inquiétude Pavots blottis contre la fierté matinale des forêts Les bateaux
Chorégraphie d’un pays, extraits
Si le printemps revient dans ce pays Il m’emplira le cœur comme une balle. (…) Si tu ouvres les yeux, Si tu poses les mains Sur la neige,
A ET O
à l’avenir que je traverse aux cinq coins de la poitrine, gris sur gris, et noir, voyante strige, ressacs du désir sang fou éraillent
L’ombre et la lumière
Tu as vu le soleil pour la première fois Et c’est un cri qui déchira ta bouche Arbre nu ô mouvement souverain Délivre-toi du
Le premier paysage
à Madeleine Gobeil Nous irons jusqu’au soir qui termine ton corps Notre lit en pente au pied de l’étoile Tu parfumes d’un mot le faisceau
Le dormeur et la lune
Aux bruits rouges du matin Le dormeur se réveille Cherche dans ses mains vides Les mots d’une chanson Dont il n’a plus souvenir Cherche les
Le temps premier
Qui terminera ton visage ô terre Quel mot quel mouvement hors de la chair Je connais les grilles de mon amour J’ai nommé les sept jours de ma
Offrande
Et de bonne heure Parmi les pluies abandonnées De quelque étrange matin J’ai brûlé devant la mer Toutes les musiques du vin Ses parfums Aux
Pour nommer la Beauté
Tu es insaisissable de mes mains anciennes, si liées Pourtant je te connais, et je t’aime Les forêts closes de la vie, un éclair renoue
Le printemps du Québec
Souffle du feu dans la gorge de la neige, Racines rameutant la profonde couleur - De quel exil ce cri de sources et de feuilles ? Un mot éclate
À hauteur d'homme
Cette soif qui rougit la pierre, Cette route qui me brûle les pieds, Avril s'embrasant d'une feuille ! Est-ce encore votre visage ? Me
Temps qui brûle dans mon corps
Temps qui brûle dans mon corps Sois ma nuit la plus claire transparente Étends d’herbes chaudes la terre où j’aime le chemin où j’avance la
J'appartiens à la terre II
Et je m'appelle terre, et je m'appelle temps, J'aime au plus proche de mon corps Et je dis non à la mort. À genoux je reprends le sceptre de mon
Impossibles départs
Sourde, sans frissons de feuilles Ni d’étoiles Ô ce gris sans fin de la pluie ! Toute musique vient mourir dans ma main; Et de rive en rive je
Les mots
Quand j’arpente les larges avenues poétiques Je suis Place des Étoiles Les mots m’éperonnent Et ne me laissent que leur queue de feu Stridente
En plein jour
Un instant qui tient lieu d’éternité, Un berceau dans l’œil vert du temps. Un oiseau pour créer l’espace, Un pas profilant la face de
L'Azur
Et le matin est venu Sans aube À travers de longues traînées blanches Glissant mollement sur les mondes Au midi le soleil jaloux Qui s'est
