Venise
de Friedrich Nietzsche(2008)
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Mediu
Près du pont je me tenais
Récemment dans la nuit brune.
Du lointain venait un chant :
Gouttes d’or ruisselant
Sur la surface frémissante évanouies.
Gondoles, lumières et musique –
Ivres elles se perdaient dans le crépuscule…
Mon âme, un pincement sur les cordes,
Chantait pour elle, touchée invisiblement,
Une chanson de gondolier secrètement
Tremblante de félicité mêlée.
- Qui y prenait garde?...
(Friedrich Nietzsche, Poèmes et fragments poétiques posthumes, (1882-1888). Aussi in Ecce Homo)
