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Rimus Remedium ou: comment les poètes malades se consolent

de Friedrich Nietzsche(2008)

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Sorcière du temps,
De ta bouche baveuse découle
Lentement une heure après l\'autre.
En vain tout mon dégoût s\'écrie:
« Malédiction au gouffre
De l\'Éternité! »
Le monde -- est d\'airain :
Un taureau bouillant -- est sourd aux cris.
Avec l\'éclat d\'un poignard ma douleur écrit
Dans mon cerveau:
« Le monde n\'a pas de cœur
Et ce serait folie de lui en vouloir! »
Verse tous pavots,
Verse la fièvre, le poison en mon cerveau!
Depuis trop longtemps tu interroges ma main et mon front,
Que demandes-tu? Quoi? – À quel prix? –
- Ah, maudite la fille,
Et son ironie!
- Non, reviens!
Dehors il fait froid, j’entends la pluie –
Avec toi je devrais être plus tendre?
- Prends! Voici de l’or : quelle pièce brillante! –
T’appeler « bonheur »?
Toi, fièvre, te bénir?
La porte saute,
La pluie jaillit jusqu’à mon lit,
Le vent éteint la lumière – Malheur!
- Celui qui maintenant n’aurait pas cent rimes,
Je parie, je parie
Qu’il en perdrait la vie!
(Friedrich Nietzsche, Appendice au Gai Savoir)

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