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Texte în alte limbi:
Mer portugaise
Ô mer salée, combien dans ton sel tu contiens De larmes versées par le Portugal ! Pour t’avoir sillonnée, combien avons-nous fait pleurer de
La neige
La neige a mis une silencieuse nappe sur toute chose. On ne perçoit rien que ce qui se passe à l’intérieur de la maison. Je m’enveloppe dans une
Lisbon revisited (1926)
Rien ne me lie à rien. Je veux cinquante choses à la fois. Je soupire dans une angoisse où j’ai faim de chair Après je ne sais quoi – Définiment
Le mystère des choses
Le mystère des choses, où est-il ? Où est-il puisqu’il ne se montre pas, Serait-ce pour nous montrer qu’il est mystère ? Qu’en sait le fleuve et
Sur la route de Sintra
Au volant de la Chevrolet sur la route de Sintra, Au clair de la lune et du rêve, sur la route déserte, Je conduis seul, je conduis doucement et
Si je pouvais croquer…
Si je pouvais croquer la terre entière et lui trouver un goût, j’en serais plus heureux un instant… Mais ce n’est pas toujours que je veux être
Être conscient
Être conscient est peut-être un oubli. Penser serait peut-être un songe, ou un sommeil. Et dormir, peut-être, pour un moment, Notre esprit
Passe un papillon
Passe un papillon devant moi Et pour la première fois dans l’univers je remarque Que les papillons n’ont pas plus de couleur que de mouvement, De
Le Tage est plus beau
Le Tage est plus beau que la rivière qui traverse mon village, mais le Tage n’est pas plus beau que la rivière qui traverse mon village, parce
Le livre de Cesario Verde
À la tombée du jour, penché à la fenêtre, Et sachant de biais qu’il y a des champs en face, Je lis jusqu’à ce que les yeux me brûlent Le livre
Oui, je sais bien
Oui, je sais bien Que jamais je ne serai quelqu’un. Je sais aussi Que jamais mon œuvre ne sera finie. Je sais, enfin, Que jamais de moi je ne
En regardant le Tage
Elle conduit ses troupeaux au-delà des collines, Sa voix revient vers moi dans le vent Et une soif de sa douleur comble Tout ce qui est en moi
Non moi
Je me sens pâle et je tremble Ce pouvoir de clair de lune Qui tremble sous la rivière Faut-il qu’il soit pour moi délicieuse torture ? Quel
Avec le vin
Avec le vin aussi je verse dans la coupe L’oubli : j’en serai tout joyeux, puisque la bonne Fortune ignore. Quel souvenir, Quelle prescience,
Lycanthropie
Les rêves quelque part seront vrais. Il est un lac solitaire Que la lune pour toi et moi éclaire Et pour nous à aucun autre pareil Là, la
Je préfère les roses, amour, à la patrie
Je préfère les roses, amour, à la patrie, Et j’aime mieux les magnolias Que la gloire et la vertu. Tant que la vie ne m’ennuie pas, je
Demogorgon
12 avril 1928. Dans la rue pleine d’un soleil vague il y a des maisons arrêtées et des gens qui marchent. Je suis transi d’une tristesse mêlée
Jardin de fièvre
l De rouges flocons vivants de neige infernale Unissent dans le poison l’air impur Et des fleurs rouges dépérissantes et dépouillées Qui
Rue transversale
Je suis l’amoureux de la lune… Mon cœur qu’un vain rêve importune Est fleur qui ne s’épanouit Que sous la lune et dans la nuit… Il n’est de rêve
Cela
On dit que je feins ou mens Tout ce que j’écris. Mais non. Moi je sens tout simplement Avec l’imagination. Et non pas avec mon cœur. Tout ce
Je prends plaisir…
Je prends plaisir aux champs sans les observer. Tu me demandes pourquoi j’y prends plaisir. Parce que j’y prends plaisir, c’est ma
Heureux, ceux dont les corps
Heureux, ceux dont les corps au pied des arbres gisent Dans le sein de la terre humide, Car plus jamais n’endurent le soleil, ne souffrent Des
Rien ne reste de rien
Rien ne reste de rien. Rien nous ne sommes. Au soleil et à l’air nous différons L’irrespirable et pesante ténèbre, Par l’humide terre
Ulysse
Le mythe est le rien qui est tout. Le soleil lui-même qui ouvre les cieux Est un mythe brillant et muet – La dépouille mortelle de Dieu, Vivante,
