Anna de Noailles
(n. 15 Nov 1876)
"Anna de Noailles (1876, Paris - 1933, Paris) născută prințesa Brâncoveanu, a fost o scriitoare și o poetă franceză de origine română. Vedetă a"
Amiaza pasnica
Ce proaspata mireasma de catina, de coaja Si de polen si seva in jur s-a risipit ; Copacul, plin de soare, isi picura-a lui vraja ; Un har divin
Amiaza pasnica
Ce proaspata mireasma de catina, de coaja Si de polen si seva in jur s-a risipit ; Copacul, plin de soare, isi picura-a lui vraja ; Un har divin
Texte în alte limbi:
Chaleur
Tout luit, tout bleuit, tout bruit, Le jour est brûlant comme un fruit Que le soleil fendille et cuit. Chaque petite feuille est chaude Et
J\'écris pour le jour
J\'écris pour que le jour où je ne serai plus On sache comme l\'air et le plaisir m\'ont plu, Et que mon livre porte à la foule future Comme
A la nuit
Nuits où meurent l\'azur, les bruits et les contours, Où les vives clartés s\'éteignent une à une, Ô nuit, urne profonde où les cendres du jour
Il fera longtemps clair ce soir
Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent, La rumeur du jour vif se disperse et s\'enfuit, Et les arbres, surpris de ne pas voir la
Appel
Vous qu’étant morte j’aimerai, Jeunes gens des saisons futures, Lorsque mêlée à la nature Je serai son vivant secret, J’ai mérité d’être
Surprise
Je méditais; soudain le jardin se révèle Et frappe d’un seul jet mon ardente prunelle. Je le regarde avec un plaisir éclaté; Rire, fraîcheur,
Verdun
Le silence revêt le plus grand nom du monde; Un lendemain sans borne enveloppe Verdun. Là les hommes français sont venus un à un, Pas à pas, jour
La chaude chanson
La guitare amoureuse et l\'ardente chanson Pleurent de volupté, de langueur et de force Sous l\'arbre où le soleil dore l\'herbe et l\'écorce,
Il n\'est pas un instant
Il n\'est pas un instant où près de toi couchée Dans la tombe ouverte d\'un lit, Je n\'évoque le jour où ton âme arrachée Livrera ton corps à
Le temps de vivre
Déjà la vie ardente incline vers le soir, Respire ta jeunesse, Le temps est court qui va de la vigne au pressoir, De l\'aube au jour qui
Voyages
Un train siffle et s’en va, bousculant l’air, les routes, L’espace, la nuit bleue et l’odeur des chemins ; Alors, ivre, hagard, il tombera
La jeunesse
Tout le plaisir de vivre est tenu dans vos mains, Ô Jeunesse joyeuse, ardente, printanière, Autour de qui tournoie l\'emportement humain Comme
Dissuasion
Fermez discrètement les vitres sur la rue Et laissez retomber les rideaux alentour, Pour que le grondement de la ville bourrue Ne vienne pas
Chatte persane
La chambre, où l’été monotone Confine les ors de sa gloire. Une brise tiède frissonne Et creuse d’argentines moires Sur la chatte aux yeux de
Comprends que je déraisonne…
Comprends que je déraisonne, Quand mon cœur, avec effroi, Dans tout l’espace tâtonne Sans se plaire en nul endroit… Je n’ai besoin que de
La mort fervente
Mourir dans la buée ardente de l\'été, Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe, Le coeur, que la rumeur de l\'air balance et frappe,
Je t\'aime, et cependant...
\"Si vous m\'aimez dites combien vous m\'aimez...\" Shakespeare Je t’aime, et cependant jamais tes ennemis Contre ton doux esprit ne se
L\'automne
Voici venu le froid radieux de septembre : Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ; Mais la maison a l\'air sévère, ce matin, Et le
L\'hiver
C\'est l\'hiver sans parfum ni chants... Dans le pré, les brins de verdure Percent de leurs jets fléchissants La neige étincelante et
Conscience
Quand le sort semble pur et franc Et que la jeunesse s’efforce, Comme la sève sous l’écorce, À dominer le corps souffrant, Périr paraît inique et
Le jardin et la maison
Voici l\'heure où le pré, les arbres et les fleurs Dans l\'air dolent et doux soupirent leurs odeurs. Les baies du lierre obscur où l\'ombre se
Le baiser
Couples fervents et doux, ô troupe printanière ! Aimez au gré des jours. - Tout, l\'ombre, la chanson, le parfum, la lumière Noue et dénoue
Avoir tout accueilli...
Avoir tout accueilli et cesser de connaître ! J’avais le poids du temps, la chaleur de l’été, Quoi donc, je fus la vie, et je vais cesser d’être
Les rêves
Le visage de ceux qu\'on n\'aime pas encor Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, Et va s\'illuminant sur de pâles décors Dans un
Les saisons et l\'amour
Le gazon soleilleux est plein De campanules violettes, Le jour las et brûlé halette Et pend aux ailes des moulins. La nature, comme une
Bittô
Le bourdonnant été, doré comme du miel, Parfumé de citrons, de résine et de menthe, Balance au vent sucré son rêve sensuel Et baigne son visage
La conscience
Incorruptible azur, déesse lumineuse, Puisque vous avez bien voulu me visiter, Je remettrai mon coeur entre vos mains soigneuses Pour que vous
La tristesse dans le parc
Entrons dans l\'herbe florissante Où le soleil fait des chemins Que caressent, comme des mains, Les ombres des feuilles dansantes. Respirons
Je me défends de toi...
Je me défends de toi chaque fois que je veille ; J’interdis à mon vif regard, à mon oreille, De visiter avec leur tumulte empressé Ce cœur
L\'empreinte
Je m\'appuierai si bien et si fort à la vie, D\'une si rude étreinte et d\'un tel serrement, Qu\'avant que la douceur du jour me soit ravie
L\'ardeur
Rire ou pleurer, mais que le coeur Soit plein de parfums comme un vase, Et contienne jusqu\'à l\'extase La force vive ou la langueur. Avoir
Comprends que je déraisonne…
Comprends que je déraisonne, Quand mon cœur, avec effroi, Dans tout l’espace tâtonne Sans se plaire en nul endroit… Je n’ai besoin que de
La nuit, lorsque je dors
La nuit, lorsque je dors et qu\'un ciel inutile Arrondit sur le monde une vaine beauté, Quand les hautes maisons obscures de la ville Ont la
L\'orgueil
Bel orgueil qui logez au sein des âmes hautes Et qui soufflez ainsi que le vent dans les tours, Afin qu\'aujourd\'hui soit sans détresse et sans
La vie profonde
Être dans la nature ainsi qu\'un arbre humain, Étendre ses désirs comme un profond feuillage, Et sentir, par la nuit paisible et par l\'orage,
L\'offrande à la nature
Nature au coeur profond sur qui les cieux reposent, Nul n\'aura comme moi si chaudement aimé La lumière des jours et la douceur des choses,
La cité natale
Heureux qui dans sa ville, hôte de sa maison, Dès le matin joyeux et doré de la vie Goûte aux mêmes endroits le retour des saisons Et voit ses
Soir d\'été
Une tendre langueur s\'étire dans l\'espace ; Sens-tu monter vers toi l\'odeur de l\'herbe lasse ? Le vent mouillé du soir attriste le jardin ;
Le repos
Le plaisir mystique et païen, L\'amour, la beauté, le désir Ont fait plus de mal que de bien A mon âme qui s\'en revient Lasse d\'aimer et de
Je me défends de toi...
Je me défends de toi chaque fois que je veille; J\'interdis à mon vif regard, à mon oreille, De visiter avec leur tumulte empressé Ce coeur
Les parfums
Mon coeur est un palais plein de parfums flottants Qui s\'endorment parfois aux plis de ma mémoire, Et le brusque réveil de leurs bouquets
Le verger
Dans le jardin, sucré d\'oeillets et d\'aromates, Lorsque l\'aube a mouillé le serpolet touffu, Et que les lourds frelons, suspendus aux tomates,
La mort dit à l\'homme...
Voici que vous avez assez souffert, pauvre homme, Assez connu l\'amour, le désir, le dégoût, L\'âpreté du vouloir et la torpeur des sommes,
Vous êtes mort un soir
Vous êtes mort un soir à l\'heure où le jour cesse. Ce fut soudain. La douce et terrible paresse En vous envahissant ne vous a pas vaincu. Rien
L\'innocence
Si tu veux nous ferons notre maison si belle Que nous y resterons les étés et l\'hiver ! Nous verrons alentour fluer l\'eau qui dégèle, Et les
Le pays
Ma France, quand on a nourri son coeur latin Du lait de votre Gaule, Quand on a pris sa vie en vous, comme le thym, La fougère et le
Le coeur
Mon coeur tendu de lierre odorant et de treilles, Vous êtes un jardin où les quatre saisons Tenant du buis nouveau, des grappes de groseilles
Les paysages
Les paysages froids sont des chants de Noëls, Et les jardins de mai de languides romances Qui chantent doucement les péchés véniels Et mènent
Ô lumineux matin
Ô lumineux matin, jeunesse des journées, Matin d\'or, bourdonnant et vif comme un frelon, Qui piques chaudement la nature, étonnée De te revoir
L\'inquiet désir
Voici l\'été encor, la chaleur, la clarté, La renaissance simple et paisible des plantes, Les matins vifs, les tièdes nuits, les journées lentes,
La journée heureuse
Voici que je défaille et tremble de vous voir, Bel été qui venez jouer et vous asseoir Dans le jardin feuillu, sous l\'arbre et la tonnelle.
Vivre, permanente surprise !
Vivre, permanente surprise ! L\'amour de soi, quoi que l\'on dise ! L\'effort d\'être, toujours plus haut, Le premier parmi les égaux. La
Plainte
Mets les mains sur mon front où tout l\'humain orage Lutte comme un oiseau, Et perpétue, ainsi qu\'au creux des coquillages, Le tumulte des
Paroles à la lune
La lune, dites-nous si c\'est votre plaisir, Ô lune cajoleuse ! Que les hommes se plient au gré de vos désirs Comme la mer houleuse, Est-ce
S’il te plaît de savoir jusqu’où…
S’il te plaît de savoir jusqu’où Irait mon amour triste et fort, Jusqu’où, dans son terrible essor, S’avancerait, à pas de loup, Le long de ton
Mon âme de peine et de joie
Mon âme de peine et de joie, Celle qui s’élance ou qui ploie Toujours pleine de vifs accords, Mon âme si proche du corps; Mon âme grave et
Quand la musique en feu
Quand la musique en feu déchaîne ses poèmes, Quand ce noble ouragan soulève jusqu’aux cieux Les désirs empourprés des cœurs ambitieux, Sachant ton
Sans t’aimer encor
Sans t’aimer encor, j’aime encor ta voix. Sans me déchirer, ton regard me touche. Mon cœur est plus vif dès que je te vois, Je rêve aux défauts de
Voix intérieure
Mon ami, quels ennuis vous donnent de l\'humeur ? Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. Pourtant, vous n\'aurez point au monde d\'autre
Sagesse
Vis sans peur, sans remords et sans contrainte. Crains De dépasser les jours consacrés aux caresses, Puisque tout n’aboutit qu’au lit où l’on
Si vraiment les mots t’embarrassent…
Si vraiment les mots t’embarrassent, Ne dis rien. Rêve. N’aie pas froid; C’est moi qui parle et qui t’embrasse; Laisse-moi répandre sur
Si quelque être te plaît
Si quelque être te plaît, ne lutte pas, aborde Ce visage nouveau sur lequel est venu Se poser le soleil de tes yeux ingénus; Tout ce qui te
L\'offrande à Pan
Cette tasse de bois, noire comme un pépin, Où j’ai su, d’une lame insinuante et dure Sculpter habilement la feuille du raisin Avec son pli, ses
O mon ami, souffrez...
O mon ami, souffrez, je saurai par vos larmes, Par vos regards éteints, par votre anxiété, Par mes yeux plus puissants contre vous que des
Tu ressembles à la musique...
Tu ressembles à la musique Par la détresse du regard, Par l’égarement nostalgique De ton sourire humble et hagard ; Les plus avides
Vous êtes mort un soir
Vous êtes mort un soir à l\'heure où le jour cesse. Ce fut soudain. La douce et terrible paresse En vous envahissant ne vous a pas vaincu. Rien
Voix intérieure
Mon ami, quels ennuis vous donnent de l\'humeur ? Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. Pourtant, vous n\'aurez point au monde d\'autre
Aimer, c'est de ne mentir plus
Aimer, c'est de ne mentir plus. Nulle ruse, n'est nécessaire Quand le bras chaleureux enserre Le corps fuyant qui nous a plu. — Crois à ma voix
Quand ce soir tu t'endormiras
Quand ce soir tu t'endormiras Quand ce soir tu t'endormiras Loin de moi, pour ta triste nuit, En songe pose sur mon bras Ton beau col alourdi
Matin, j'ai tout aimé
Matin, j'ai tout aimé, et j'ai tout trop aimé ; À l'heure où les humains vous demandent la force Pour aborder la vie accommodante ou torse, Rendez
Le désir triomphal
Le désir triomphal, en son commencement, Exige toutes les aisances ; Il ignore le temps, le sort, l'atermoiement ; Il exulte, il chante, il
