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Anna de Noailles
Anna de NoaillesPoezii (2 texte)

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Chaleur

Tout luit, tout bleuit, tout bruit, Le jour est brûlant comme un fruit Que le soleil fendille et cuit. Chaque petite feuille est chaude Et

Anna de Noailles

J\'écris pour le jour

J\'écris pour que le jour où je ne serai plus On sache comme l\'air et le plaisir m\'ont plu, Et que mon livre porte à la foule future Comme

Anna de Noailles

A la nuit

Nuits où meurent l\'azur, les bruits et les contours, Où les vives clartés s\'éteignent une à une, Ô nuit, urne profonde où les cendres du jour

Anna de Noailles

Il fera longtemps clair ce soir

Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent, La rumeur du jour vif se disperse et s\'enfuit, Et les arbres, surpris de ne pas voir la

Anna de Noailles

Appel

Vous qu’étant morte j’aimerai, Jeunes gens des saisons futures, Lorsque mêlée à la nature Je serai son vivant secret, J’ai mérité d’être

Anna de Noailles

Surprise

Je méditais; soudain le jardin se révèle Et frappe d’un seul jet mon ardente prunelle. Je le regarde avec un plaisir éclaté; Rire, fraîcheur,

Anna de Noailles

Verdun

Le silence revêt le plus grand nom du monde; Un lendemain sans borne enveloppe Verdun. Là les hommes français sont venus un à un, Pas à pas, jour

Anna de Noailles

La chaude chanson

La guitare amoureuse et l\'ardente chanson Pleurent de volupté, de langueur et de force Sous l\'arbre où le soleil dore l\'herbe et l\'écorce,

Anna de Noailles

Il n\'est pas un instant

Il n\'est pas un instant où près de toi couchée Dans la tombe ouverte d\'un lit, Je n\'évoque le jour où ton âme arrachée Livrera ton corps à

Anna de Noailles

Le temps de vivre

Déjà la vie ardente incline vers le soir, Respire ta jeunesse, Le temps est court qui va de la vigne au pressoir, De l\'aube au jour qui

Anna de Noailles

Voyages

Un train siffle et s’en va, bousculant l’air, les routes, L’espace, la nuit bleue et l’odeur des chemins ; Alors, ivre, hagard, il tombera

Anna de Noailles

La jeunesse

Tout le plaisir de vivre est tenu dans vos mains, Ô Jeunesse joyeuse, ardente, printanière, Autour de qui tournoie l\'emportement humain Comme

Anna de Noailles

Dissuasion

Fermez discrètement les vitres sur la rue Et laissez retomber les rideaux alentour, Pour que le grondement de la ville bourrue Ne vienne pas

Anna de Noailles

Chatte persane

La chambre, où l’été monotone Confine les ors de sa gloire. Une brise tiède frissonne Et creuse d’argentines moires Sur la chatte aux yeux de

Anna de Noailles

Comprends que je déraisonne…

Comprends que je déraisonne, Quand mon cœur, avec effroi, Dans tout l’espace tâtonne Sans se plaire en nul endroit… Je n’ai besoin que de

Anna de Noailles

La mort fervente

Mourir dans la buée ardente de l\'été, Quand parfumé, penchant et lourd comme une grappe, Le coeur, que la rumeur de l\'air balance et frappe,

Anna de Noailles

Je t\'aime, et cependant...

\"Si vous m\'aimez dites combien vous m\'aimez...\" Shakespeare Je t’aime, et cependant jamais tes ennemis Contre ton doux esprit ne se

Anna de Noailles

L\'automne

Voici venu le froid radieux de septembre : Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ; Mais la maison a l\'air sévère, ce matin, Et le

Anna de Noailles

L\'hiver

C\'est l\'hiver sans parfum ni chants... Dans le pré, les brins de verdure Percent de leurs jets fléchissants La neige étincelante et

Anna de Noailles

Conscience

Quand le sort semble pur et franc Et que la jeunesse s’efforce, Comme la sève sous l’écorce, À dominer le corps souffrant, Périr paraît inique et

Anna de Noailles

Le jardin et la maison

Voici l\'heure où le pré, les arbres et les fleurs Dans l\'air dolent et doux soupirent leurs odeurs. Les baies du lierre obscur où l\'ombre se

Anna de Noailles

Le baiser

Couples fervents et doux, ô troupe printanière ! Aimez au gré des jours. - Tout, l\'ombre, la chanson, le parfum, la lumière Noue et dénoue

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