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Portret Aime Fernand Cesaire

Aime Fernand Cesaire

(n. 26 Iun 1913)

Poezie
"S-a născut în 1913 la Laurain, în Martinica. Studii la liceul Louis le Grand și la Ecole Normale Superieure. Activist pentru renasterea culturala a"
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poezii
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Texte în alte limbi:

Dérisoire

lettre à une amie lointaine Je ne suis pas cloué sur le plus absurde des rochers Aucune prouesse ailée ne me visita jamais De l’abîme aucun

Aime Fernand Cesaire

Figuration rapace

Troncs-thyrses draperies conciliabules de dieux sylvestres le papotage hors-monde des fougères arborescentes çà et là un dépoitraillement

Aime Fernand Cesaire

La Liberté ohé ! La Liberté ! (extrait in Une tempête)

Noir picoreur de la savane le quiscale arpente le jour nouveau dru et vif dans son armure hautaine. zip ! L’incisif colibri au fond d’une

Aime Fernand Cesaire

Pour un cinquantenaire

à Lilyan Kestelout excède exsude exulte Elan il nous faut Présence construire ton évidence en contreforts de pachira en obélisque en cratère

Aime Fernand Cesaire

Références

Il ne chercha pas d’alibi au contraire il scrutait le paysage où s’incruster épouseur du lieu que l’érosion l’érode que l’alizé le gifle le

Aime Fernand Cesaire

Prophétie

là où l\'aventure garde les yeux clairs là où les femmes rayonnent de langage là où la mort est belle dans la main comme un oiseau saison

Aime Fernand Cesaire

Dorsale bossale

il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il

Aime Fernand Cesaire

Oiseaux

l’exil s’en va ainsi dans la mangeoire des astres portant de malhabiles grains aux oiseaux nés du temps qui jamais ne s’endorment

Aime Fernand Cesaire

Hors des jours étrangers

mon peuple quand hors des jours étrangers germeras-tu une tête tienne sur tes épaules renouées et ta parole le congé dépêché aux

Aime Fernand Cesaire

Version venin

les combinaisons les plus variées nous ramènent toujours à la version d'un venin de feu ou même à la vermine des métaux l'avenir étant toujours

Aime Fernand Cesaire

Vertu des lucioles

Ne pas désespérer des lucioles je reconnais là la vertu. les attendre les poursuivre les guetter encore. le rêve n’est pas de les fixer

Aime Fernand Cesaire

Dans les boues de l’avenir...

Dans les boues de l’avenir nous avançons notre chemin préfet bâtonnier de virus nous avançons sur le chemin préfet ronge tes ongles lèche ce

Aime Fernand Cesaire

Paroles d’îles

pour saluer Édouard Maunick Si nous voulons réappareiller l’abeille dans les campêchiers du sang Si nous voulons désentraver les mares et

Aime Fernand Cesaire

Ferrements

le périple ligote emporte tous les chemins seule la brume garde ses bras ramène la ville au port en palanquin et toi c’est une vague qui à mes

Aime Fernand Cesaire

algues

la relance ici se fait par le vent qui d’Afrique vient par la poussière d’alizé par la vertu de l’écume et la force de la

Aime Fernand Cesaire

De mes haras

Nuages déraillez au chalumeau ! Pluie fille violente effilez vos charpies ! Blessures de la mer installez-vous en sifflant ! Entonnoirs et volcans

Aime Fernand Cesaire

calendrier lagunaire

j’habite une blessure sacrée j’habite des ancêtres imaginaires j’habite un vouloir obscur j’habite un long silence j’habite une soif

Aime Fernand Cesaire

Parcours

J’ai de ma salive étroite tenu liquide le sang l’empêchant de se perdre aux squames oublieux J’ai chevauché sur des mers incertaines les dauphins

Aime Fernand Cesaire

Soleil serpent

Soleil serpent œil fascinant mon œil et la mer pouilleuse d\'îles craquant aux doigts des roses lance-flamme et mon corps intact de

Aime Fernand Cesaire

Fantômes à vendre

À Midi le vert troupeau des reines noires trompées de porcelaine jaune vent debout avale l’ancre du dernier pirate perclus aux bouges À Midi dans

Aime Fernand Cesaire

Entrée des Amazones

à Pierre Aliker à l’heure des faillites frauduleuses, nourri d’enfants occultes et de rêves de terre, il y a notre oiseau de clarinette,

Aime Fernand Cesaire

Conciliabules

À grignoter un levant à replier un couchant Les animaux se seront enfuis emportant hors de la ville sa dernière clé de chaleur. Pour l’heure

Aime Fernand Cesaire

Shango... (extrait in Une tempête)

Shango est un manieur de bâton Il frappe et l’argent meurt ! Il frappe et le mensonge meurt ! Il frappe et le larcin meurt ! Shango Shango ho

Aime Fernand Cesaire

Magique

avec une lèche de ciel sur un quignon de terre vous bêtes qui sifflez sur le visage de cette morte vous libres fougères parmi les roches

Aime Fernand Cesaire

Léon g. damas feu sombre toujours... (in memoriam)

des promesses qui éclatent en petites fusées de pollens fous des fruits déchirés ivres de leur propre déhiscence la fureur de donner vie à un

Aime Fernand Cesaire

Enfant de la noire Guinée…, (extrait in La tragédie du roi Christophe)

Enfant de la noire Guinée D’un ciel brûlant lointaine fleur, Ourika, fille infortunée, Déplorait ainsi son malheur. France, toi qui m’avais

Aime Fernand Cesaire

Allons…, (extrait in La tragédie du roi Christophe)

Allons de noms de gloire je veux couvrir vos noms d’esclaves, de noms d’orgueil nos noms d’infamie, de noms de rachat nos noms d’orphelins

Aime Fernand Cesaire

Congo, l’impérieux colibri…, (extrait in La tragédie du roi Christophe)

Congo, l’impérieux colibri dans la tubulure du datura, je me suis toujours émerveillé qu’un corps si frêle puisse sans éclater supporter le pas de

Aime Fernand Cesaire

CAHIER D\'UN RETOUR AU PAYS NATAL (extrait)

En vain dans la tiédeur de votre gorge mûrissez-vous vingt fois la même pauvre consolation que nous sommes des marmonneurs de mots Des mots ?

Aime Fernand Cesaire

Mot-macumba

le mot est père des saints le mot est mère des saints avec le mot « couresse » on peut traverser un fleuve peuplé de caïmans il m’arrive de

Aime Fernand Cesaire

Tam-tam de nuit

train d\'okapis facile aux pleurs la rivière aux doigts charnus fouille dans le cheveu des pierres mille lunes miroirs tournants mille morsures

Aime Fernand Cesaire

Chanson de l’hippocampe

petit cheval hors du temps enfui bravant les lès du vent et la vague et le sable turbulent petit cheval dos cambré que salpêtre le vent tête

Aime Fernand Cesaire

Et les chiens se taisaient (extrait)

Tout s\'efface, tout s\'écroule il ne m’importe plus que mes ciels mémorés il ne me reste plus qu’un escalier à descendre marche par marche il ne

Aime Fernand Cesaire

Soleil et eau

Mon eau n’écoute pas mon eau chante comme un secret Mon eau ne chante pas mon eau exulte comme un secret Mon eau travaille et à travers tout

Aime Fernand Cesaire

Varsovie

Ici la brique est le ricanement du mal briques sur les rues dispersées, briques sur les juifs massacrés briques briques briques fers tordus

Aime Fernand Cesaire

Poème pour l’aube

les fougues de chair vive aux étés de l\'écorce cérébrale ont flagellé les contours de la terre les ramphorinques dans le sarcasme de leur

Aime Fernand Cesaire

Des crocs

Il n’est poudre de pigment ni myrrhe odeur pensive ni délectation mais fleur de sang à fleur de peau carte de sang carte du sang à vif à sueur à

Aime Fernand Cesaire

Va-t-en chien des nuits

la mer s'est retirée intacte du sang des grands poulpes échoués aux sables dans le paysage qui se défait toujours à reprendre je cherche un souvenir

Aime Fernand Cesaire

Ferment

Séduisant du festin de mon foie ô Soleil ta réticence d’oiseau, écorché, roulant. L’âpre lutte nous enseigna nos ruses, mordant l’argile,

Aime Fernand Cesaire

À travers...

Une haie de jeunes filles exaltant en arborescence leur tranquille magnificence m’ouvrit le chemin en inclinant avec grâce leurs vertes

Aime Fernand Cesaire

Tam-tam I

À Benjamin Péret à même le fleuve de sang de terre à même le sang de soleil brisé à même le sang d'un cent de clous de soleil à même le sang

Aime Fernand Cesaire

quand Miguel Angel Asturias disparut

bon batteur de silex jeteur à toute volée de grains d’or dans l’épaisse crinière de la nuit hippocampe ensemenceur dément de diamants

Aime Fernand Cesaire

Barbare

C’est le mot qui me soutient et frappe sur ma carcasse de cuivre jaune où la lune dévore dans la soupente de la rouille les os barbares des

Aime Fernand Cesaire

À l’Afrique

à Wilfredo Lam Paysan frappe le sol de ta daba dans le sol il y a une hâte que la syllabe de l’évènement ne dénoue pas je me souviens de la

Aime Fernand Cesaire

En vérité…

la pierre qui s’émiette en mottes le désert qui se blute en blé le jour qui s’épelle en oiseaux le forçat l’esclave le paria la stature

Aime Fernand Cesaire

Tutélaire

De verre de ponces de vols épars d’oiseaux à travers la dentelle hurlant toute île est des Telchines féroces tourneurs en

Aime Fernand Cesaire

LA ROUE

La roue est la plus belle découverte de l\'homme et la seule il y a le soleil qui tourne il y a la terre qui tourne il y a ton visage qui

Aime Fernand Cesaire

Nostalgique

Ô lances de nos corps de vin pur vers la femme d\'eau passée de l\'autre côté d\'elle-même aux sylves des nèfles amollies davier des lymphes

Aime Fernand Cesaire

Beau sang giclé

tête trophée membres lacérés dard assassin beau sang giclé ramages perdus rivages ravis enfances enfances conte trop remué l’aube sur sa

Aime Fernand Cesaire

Dyali

pour L.S. Senghor le pont de lianes s’il s’écroule c’est sur cent mille oursins d’étoiles à croire qu’il n’en fallait pas une seule de moins

Aime Fernand Cesaire

MAILLON DE LA CADÈNE

avec des bouts de ficelle avec des rognures de bois avec de tout tous les morceaux bas avec les coups bas avec des feuilles mortes ramassées à

Aime Fernand Cesaire

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