Parcours
de Aime Fernand Cesaire(2008)
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Mediu
J’ai de ma salive étroite tenu liquide le sang
l’empêchant de se perdre aux squames oublieux
J’ai chevauché sur des mers incertaines
les dauphins mémorants
inattentif à tout
sauf à recenser le récif
à bien marquer l’amer
J’ai pour l’échouage des dieux réinventé les mots
où j’ai pris pied nous avons défoncé la friche
creusé le sillon modelé l’ados
çà et là piquant bout blanc après bout blanc
ô Espérance
l’humble degras de ta bouture amère
(inédit)
(Aimé Césaire, Antilles. Espoirs et déchirements de l’âme créole, Autrement, H.S. No 41, octobre 1989, p. 207)
Poème repris dans le recueil inédit :
\"Comme un malentendu de salut..., publié en 1994
