si j’étais vent au moins un jour…
avec une main j’écarterais les nuages
avec l’autre main j’embrasserais les aubes
je danserais sur le rythme de la pluie
monotone ou en rafales
je
hier j’ai pris le soleil dans la main droite
dans un effleurement transparent
j’ai natté sur mon corps ses boucles dorées
je l’ai prié de chasser ta tristesse et
de fondre les cristaux
Soir après soir
tu participes au rituel
tu fais frémir mon corps de plaisir
tu glisses ardent dans un aller-retour assidu
en commençant avec la pomme d’Adam jusqu’au talon
tu m’embues le corps
Déshabille-moi de tout
enlève la timidité
la pensée peureuse
le mot sabre
le regard éclair.
Embrasse-moi l’aile
et viens colorer avec moi
la joue pâle de la lune
avec nos cris, rituel
de la
Au début timides,
ils flottaient à la dérive
fondus de trop d’hésitation
ils ont joué avec leurs corps nus
encore blancs,
encore timides,
encore inconscients.
Maintenant ils tombent
En
Dehors il pleut
dans l’âme il pleut
il pleut bleu
il pleut gris
il pleut avec des feuilles
des cieux fatigués
et tristes.
Ame avide, la terre
avale tout dans les profondeurs
en
Des feuilles mortes et vives
tombent ensemble
elles flottent en agonie
elles s’écroulent
comme les illusions.
Seul, le vent les porte
jusqu’à ce qu’elles trouvent
le silence infini.
Un soir, pas comme les autres
Tu me joues de la guitare
\'Le pénitencier\', car tu sais…
Mon âme se berce de plaisir,
des ailes lui poussent, elle rêve,
Elle se transformerait en sons
pour
le décor est en forme de coquille…
une coquille blanche enveloppée en buée
d’arc-en-ciel
une voix tendre pénètre dans l’atmosphère,
précipitée par des émotions neuves, vierges
la peau
T’es parti avec des nuages lourds dans tes cils
Tu les as gardés depuis hier soir
en les tordant sur tous les côtés.
Que puis-je faire si tu m’as révélée
devant elles ? !
Tu
Pas de lune, ni d’étoiles, un simple décor noir
Et le lancinant murmure mélancolique des vagues
Les pensées glissent sur les cailloux, si illusoires
Quand la mer qui se retire infidèle me