Poezie
La Doïna
Traduit du roumain: Petru Dincă
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Des cloches, sans trêve,
Pleignent dans les sentiers,
Des brumes s’élèvent
Des noires vallées,
Sur les monts flottant...
Au cabaret,
Au Gué-Mauvais,
Montent haut, bien haut,
Sur leurs chevaux,
Trois haïdoucs vaillants...
Ils parlent bas...
Un bref arrêt –
S’en vont à pas
Vers la forêt
Les trois cavaliers...
Dessus les pentes,
Le calme roi
De ce soir froid
Ombrage les sentes
En s’élèvant, doré...
Des brumes s’étendent,
Aux branches s’accrochent; –
Ils se lamentent
Et pleurent des cloches
Dans les déserts sentiers...
S’en vont perdus
Les trois haïdoucs,
En selle sautant,
Tout doux planant,
Comme des fantômes muets...
Mais quand ils touchent
Les grands tournants,
Comme de mille bouches
Un son s’entend,
Abat les rochers:
Sur les hautes pentes,
Les trois hommes chantent,
Et alors bruissent
Et retentissent
Les profondes forêts...
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