Poezie
les massifs de larmes
2 min lectură·
Mediu
fleurs de neige implantées dans la grande poitrine nacrée bleuâtre
bouquets de cœurs blancs où pulse un sang transparent
et marchent lourdement sur les crêtes d’argent coulant
la mer crie ses teintes salines en pleurant sur les conques
gouttes de diamant, perles limpides
en tremblant sur le cristallin glacé de l’œil magique
la pluie du sucre sur les massifs d\'opale
les massifs de larmes
coulent les serpents sans couleur, les questions claires, infinies
elles gouttent parmi les grappes de rubis
elles se glissent dans les poings des sabliers tordus sur des vagues de sable
je répands sur ton corps une chute de sable, poudre d\'ossements
minuscules dés de glas et de fumée
j\'habille de lumière ma chair ardente
je veux un café avec ton nom incrusté sur les lèvres
les essaims de mouettes sculptent le cœur
l’herbe de mer dans les cheveux d’argent et les ténèbres
il pleut des flocons de soleil
le visage du jour – paradis qui sourit
bulles du ciel au doux noyau de nuage
perles de rosée dans les abîmes de coquille qui tentent nos yeux d\' écaille
tes bras deux collines comprimant le mur de mon silence
mes yeux deux coques jumelles fermant la perle de ton rêve
nous nageons dans l’espace vert de l’amour
tu t’en vas loin de moi
je m\'en vais en me retournant vers toi
comme deux bateaux d\'émeraude entre les mêmes ports
nous cinglons sur l’infini entre nous
034.745
0
