Poezie
tu dis...
(des cibles déchirées)
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regarde toi aussi, Igitur. mets l\'œil dans les nœuds de la pensée. fais encore un peu de place pour les sentiers. ne laisse pas les beaux chevaux de trait aux alentours du traîneau parce que les congères sont grandes et ils peuvent s\'égarer. bon travail, Igitur. bon travail. rends-toi compte comme les sentiers sont enneigés dans les cours des gens.
et ici
dans l\'œil de serpent
et la douleur des silences
tu t\'allonges dans un lointain
et tu reviens en signet, sur une échelle d\'opinions...
à l\'heure de cet instant, sur le rayon d\'azur
vers le bout du sentier, à la cible tu voles une cordelette
et en déchirant le bleu du dense et par opinion
tu mets en pelote des rêves, des nœuds et de la douleur
des cibles déchirées dans lesquelles tu a cru
l\'amnésie tu l\'as réduite et tu reprends à nouveau
dans le mur blanc fait de pierres, de coquillages et de silences
tu vois où est la porte et tu passes d\'aujourd\'hui à hier
sur la courbe intégrale tu fais des clés pour la portée
à l\'aide de la harpe de l\'ajournement tu donnes au vent un lutrin
et la chanson se tient de falaise péninsulaire
dans un aboiement de chien et le coin d\'un dé
j\'avais perdu ce jour-là à la pendule. tous les mauvais signes préparaient le bon signe. Ponna jappe pour que nous sortions sur la plage...
Constanța, 13 février 2008
(P.-S.): le même que le précédent
(d\'après \"tu zici\" (ținte deşirate), Ioan-Mircea Popovici)
Montréal, 7 mars 2008
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