Poezie
l’automne, tout comme les pluies, vient de histria
(murailles écroulées – de George Paşa et Ioan-Mircea Popovici)
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les grâces se sont détachées des muses
dansant parmi les roseaux
dans des ronds d’eau
des vagues passent par le dedans
au-dessus un poisson cherche ses ailes
je commence à me rappeler d’où je viens
cet état et le sel marin
me donnent le goût d’un geste infini
je tends les bras vers le soleil ardent
à la grande porte même les pierres ont une voix
l’histoire revient au présent
je m’assois empli de pensées
lézard sage sur les marches
le silence se glisse parmi les mauvaises herbes
et monte sur les feuilles d’olivier sauvage
à la sortie
les histriens fêtent les jours de la cité
au bord à côté
deux histriennes et un chien
mon état rendu par les eaux
ne peut pas en dire plus
sur le brin d’herbe
les grâces se sont détachées des muses
en dansant parmi les roseaux
dans des ronds d’eau
12 :21
du veston du un
voilà ce jour-même venu d’hier
accompagné d’ajournements et silences
et un demain
avec le mystère caché dans un livre
entre les deux
la prophétie de la lumière
ici
à tomis
l’automne, tout comme les pluies,
vient de histria
les murailles écroulées
se sont voilées de lierre
à la maison sur la plage
fenêtres échinées de lumière
sous les arcades
une banc-paysan d’osier
elle aussi
l’illusion échevelée
monsieur, donne-moi un leu
moi je sais comment faire pour le boire
aux petites gorgées
de nectar
et si tu n\'as pas de monnaie
on va trouver un reste
une leçon d’acrobatie
dans un moment d’ivresse
*
prends un point de la ligne bleue
vois quoi et comment
dans le point de feu
le cri de la mouette
dans un nœud
l’œuf-accord
niché dans les mystères de l’été
le présent se trouve au même moment d’autrefois
les nœuds ont rendez-vous sur l’escalier
le crépuscule étend le levé du soleil
dans la ruelle du vent
seulement les traces de la pensée
dans un rond d’eau
*
demain peut-être
quand notre jour chanceux arrive
nous envoyons une flèche
vers les nuages
ainsi il pleuvra de nouveau
et les feux de l’été vont se calmer
les murailles voilées de lierre
les pluies sont venues
effacer les traces de l’été
attends un peu
ne te mets pas dans le courent du vent
nous ne sommes pas avides de miettes de vérité
la vérité est
sur le triquet
là-bas tu arrives aux créneaux de la tour
d’où tu vois
le tout d’un coup
en chaque gouttelette de rosée tu trouveras un muguet
et tout un système solaire
fruit d’automne
sous les rameaux de cognassier
la fleur rouge
Satul Morii, (Puchenii Mari), le 14.08.11, à 13:09:10
écho venu de
Constanța, le 16.08.11, à 17:34:01
à poster, le 17.08.11, à 12:21:01
d\'après toamna, ca şi ploile, vine de la histria (ziduri surpate - de George Paşa şi Ioan-Mircea Popovici)
dansant parmi les roseaux
dans des ronds d’eau
des vagues passent par le dedans
au-dessus un poisson cherche ses ailes
je commence à me rappeler d’où je viens
cet état et le sel marin
me donnent le goût d’un geste infini
je tends les bras vers le soleil ardent
à la grande porte même les pierres ont une voix
l’histoire revient au présent
je m’assois empli de pensées
lézard sage sur les marches
le silence se glisse parmi les mauvaises herbes
et monte sur les feuilles d’olivier sauvage
à la sortie
les histriens fêtent les jours de la cité
au bord à côté
deux histriennes et un chien
mon état rendu par les eaux
ne peut pas en dire plus
sur le brin d’herbe
les grâces se sont détachées des muses
en dansant parmi les roseaux
dans des ronds d’eau
12 :21
du veston du un
voilà ce jour-même venu d’hier
accompagné d’ajournements et silences
et un demain
avec le mystère caché dans un livre
entre les deux
la prophétie de la lumière
ici
à tomis
l’automne, tout comme les pluies,
vient de histria
les murailles écroulées
se sont voilées de lierre
à la maison sur la plage
fenêtres échinées de lumière
sous les arcades
une banc-paysan d’osier
elle aussi
l’illusion échevelée
monsieur, donne-moi un leu
moi je sais comment faire pour le boire
aux petites gorgées
de nectar
et si tu n\'as pas de monnaie
on va trouver un reste
une leçon d’acrobatie
dans un moment d’ivresse
*
prends un point de la ligne bleue
vois quoi et comment
dans le point de feu
le cri de la mouette
dans un nœud
l’œuf-accord
niché dans les mystères de l’été
le présent se trouve au même moment d’autrefois
les nœuds ont rendez-vous sur l’escalier
le crépuscule étend le levé du soleil
dans la ruelle du vent
seulement les traces de la pensée
dans un rond d’eau
*
demain peut-être
quand notre jour chanceux arrive
nous envoyons une flèche
vers les nuages
ainsi il pleuvra de nouveau
et les feux de l’été vont se calmer
les murailles voilées de lierre
les pluies sont venues
effacer les traces de l’été
attends un peu
ne te mets pas dans le courent du vent
nous ne sommes pas avides de miettes de vérité
la vérité est
sur le triquet
là-bas tu arrives aux créneaux de la tour
d’où tu vois
le tout d’un coup
en chaque gouttelette de rosée tu trouveras un muguet
et tout un système solaire
fruit d’automne
sous les rameaux de cognassier
la fleur rouge
Satul Morii, (Puchenii Mari), le 14.08.11, à 13:09:10
écho venu de
Constanța, le 16.08.11, à 17:34:01
à poster, le 17.08.11, à 12:21:01
d\'après toamna, ca şi ploile, vine de la histria (ziduri surpate - de George Paşa şi Ioan-Mircea Popovici)
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Despre aceasta lucrare
- Autor
- Maria Gheorghe
- Tip
- Poezie
- Cuvinte
- 471
- Citire
- 3 min
- Versuri
- 95
- Actualizat
Cum sa citezi
Maria Gheorghe. “l’automne, tout comme les pluies, vient de histria.” Atelier, Poezie.ro, https://poezie.ro/atelier/maria-gheorghe-0021767/poezie/13987197/lautomne-tout-comme-les-pluies-vient-de-histriaComentarii (2)
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