Valery Larbaud
(n. 29 Aug 1881)
"Valery Larbaud naît le 29 août 1881 à Vichy et décède dans la même ville le 2 février 1957. Cet écrivain français est fils unique du pharmacien"
Niciun text în limba română.
Texte în alte limbi:
L’Ancienne Gare de Cahors
Voyageuse ! ô cosmopolite à présent Désaffectée, rangée, retirée des affaires. Un peu en retrait de la voie, Vieille et rose au milieu des
Ode
Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce, Ton glissement nocturne à travers l’Europe illuminée, Ô train de luxe ! et l’angoissante
NUIT DANS LE PORT
Le visage vaporisé au Portugal (Oh, vivre dans cette odeur d\'orange en brouillard frais !) À genoux sur le divan de la cabine obscure - J\'ai
Vœux du poète
Lorsque je serai mort depuis plusieurs années, Et que dans le brouillard les cabs se heurteront, Comme aujourd’hui (les choses n’étant pas
Images
I Un jour, à Kharkov, dans un quartier populaire, (Ô cette Russie méridionale, où toutes les femmes Avec leur châle blanc sur la tête, ont des
NEVERMORE
Nevermore !... et puis zut ! Il y a des influences astrales autour de moi. Je suis immobile dans une chambre d’hôtel Pleine de lumière électrique
Mers-el-Kébir
J’aime ce village, où sont les orangers, Sans se voir, deux jeunes filles se disent leurs amours Sur deux infiniment plaintives mandolines. Et
YARAVI
Dans ce grand souffle de vent noir que nous fendons Exalté, j\'erre en pleurant sur le pont du yacht; Minuit en mer, pas une côte en vue. Tout
Marseille
S’il m’est donné de revoir Athènes, que mon navire Sous la sainte Garde soit De Celle qui préside aux routes de la mer; Celle qui brille au-dessus
Matin de novembre près d’Abingdon
Les collines dans le brouillard, sous le ciel de cendre bleue Comme elles sont hautes et belles ! Ô jour simple, mêlé de brume et de soleil
De l’impériale
Hymne Les boulevards de brume rose, Les ombres du soir vert et bleu, Tous ces gens et toutes ces choses, Tout cela, c’est à vous, mon
Scheveningue, morte-saison
Dans le clair petit bar aux meubles bien cirés, Nous avons longuement bu des boissons anglaises ; C’était intime et chaud sous les rideaux
L’Eterna Voluttà
Nulle des choses les plus douces, Ni le parfum des fleurs décomposées, Ni de la musique en pleine mer, Ni de l’évanouissement bref De la chute
Et toi, Italie…
Et toi, Italie, un jour, à genoux, J’ai baisé pieusement la terre tiède, tu le sais; Ô région du Ciel (n’es-tu pas de saphir, d’azur et d’argent
Milan
Madonnina gentile J’ai mis sous Votre protection mon amour. Sous votre manteau qu’il repose, et dans votre ombre comme Votre Poète, Comante
Weston-super-Mare
Midi La pluie tombera tout le jour Sur les terrasses qui se dressent Entre le ciel en mouvement Et les régions solennelles De l’Empire du
CENTOMANI
Un détour de la route et ce Basento funèbre, Dans ce pays stérile, âpre, où, sur des collines, Au loin, s’étendent de noires forêts
Madame Tussaud’s
Il me semble que toute la sagesse du monde Est dans les yeux de ces bonshommes en cire. Je voudrais être enfermé là toute une nuit, Une nuit
