Scheveningue, morte-saison
de Valery Larbaud(2009)
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Mediu
Dans le clair petit bar aux meubles bien cirés,
Nous avons longuement bu des boissons anglaises ;
C’était intime et chaud sous les rideaux tirés.
Dehors le vent de mer faisait trembler les chaises.
On eût dit un fumoir de navire ou de train :
J’avais le cœur serré comme quand on voyage ;
J’étais tout attendri, j’étais doux et lointain ;
J’étais comme un enfant plein d’angoisse et très sage.
Cependant, tout était si calme autour de nous !
Des gens, près du comptoir, faisaient des confidences.
Oh, comme on est petit, comme on est à genoux,
Certains soirs, vous sentant si près, ô flots immenses !
(Valery Larbaud, Les Poésies d\'A.O. Barnabooth, 1913)
Despre aceasta lucrare
- Autor
- Valery Larbaud
- Tip
- Poezie
- An
- 2009
- Cuvinte
- 115
- Citire
- 1 min
- Versuri
- 13
- Actualizat
Cum sa citezi
Valery Larbaud. “Scheveningue, morte-saison.” Clasici, Poezie.ro, https://poezie.ro/clasici/valery-larbaud/poezie/scheveningue-morte-saisonIntrebari frecvente
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