Tomas Tranströmer
(n. 15 Apr 1931)
„every person is a half opened door”
"TOMAS TRANSTRÖMER is the author of eleven books of poetry, most recently For the Living and the Dead and Grief Gondola, and a prose memoir, Memories"
A fost
Moartea e numai o raniță pe care-o depun la capătul drumului, o umbră cenușiu-plumburie, ce se topește-n lumină. Moartea e numai plugul ce
Arce romane
Înăuntru, în uriașa biserică romană, turiștii se înghesuiau în penumbră. O arcadă se căsca în spatele altei arcade, și nici o viziune de
Texte în alte limbi:
Two cities
There is a stretch of water, a city on each side one of them utterly dark, where enemies live. Lamps are burning in the other. The well-lit
After a Death
translated by Robert Bly Once there was a shock that left behind a long, shimmering comet tail. It keeps us inside. It makes the TV
L’arbre et le firmament
Un arbre marche sous la pluie, passe à côté de nous dans la grisaille ruisselante. Il a une mission. Il soutire la vie à la pluie comme un merle
Après une longue sécheresse
L’été est gris en cet instant, soirée étrange. Furtive la pluie glisse du ciel et se pose en douceur, comme s’il fallait contenir un
Plaine en été
Nous en avons tant vu. La réalité nous a tant usés, mais voici qu’enfin l’été arrive : ce grand aéroport – où l’aiguilleur fait descendre
Entrée le matin
Le goéland à manteau noir, ce marin du soleil, garde le cap. Sous lui, la mer. Le monde sommeille encore telle une pierre multicolore qui repose
Tableau météorologique
L’océan d’octobre scintille froidement avec la nageoire dorsale de ses chimères. Il n’y a plus rien qui rappelle le vertige blanc des
Silence
Passe ton chemin, on les a enterrés… Un nuage glisse sur le disque solaire. La famine est un grand édifice qui se déplace la nuit
Prison
* Ils jouent au football soudaine confusion – la balle a fait le mur. * Ils font souvent du bruit pour effrayer le temps jusqu’à ce
Le rocher aux aigles
Derrière le verre du terrarium des reptiles étrangement inertes. Une femme accroche son linge dans le silence. La mort est à l’abri du
Feuille volante
Une fureur silencieuse griffonne dans le mur. Arbres fruitiers en fleur, et l’appel du coucou. C’est la narcose du printemps. Mais la fureur
Les pierres
Les pierres que nous avons jetées, je les entends tomber, cristallines, à travers les années. Les actes incohérents de l’instant volent dans la
Esquisse en octobre
Le remorqueur a des taches de rousseur. Que fait-il si loin dans les terres ? C’est une lourde lampe éteinte dans le froid. Mais les arbres ont
Paysage et soleils
Le soleil glisse derrière la façade s’installe au milieu de la rue et nous jette son souffle vermeil à la figure. Innsbruck, il faut que je te
Quelques minutes
Le pin bas des marais tient haut sa couronne : un chiffon noir. Mais ce qu’on voit n’est rien à côté des racines, du système de racines
Secrets en chemin
La lumière du jour heurta le visage du dormeur. Il fit un rêve plus agité mais ne s’éveilla pas. L’obscurité frappa le visage de celui qui
Tintement
Et le grive sifflait son chant sur les os des morts. Nous étions sous un arbre et voyions le temps s’écouler. Le cimetière et la cour de l’école
Musique lente
L’édifice est fermé. Le soleil pénètre par les vitres et réchauffe le haut des bureaux assez solides pour porter le poids de la
